Turquie : une étudiante de Belgique emprisonnée pour «insulte au président»

Publié23. avril 2025, 17:55

«Insulte au président»Une étudiante d’une grande école belge emprisonnée en Turquie

Esila Ayik, de l’Académie royale des Beaux-Arts de la ville belge de Gand, est accusée d’avoir participé aux manifestations hostiles à Erdogan.

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Une étudiante en photographie, scolarisée en Belgique, est emprisonnée en Turquie depuis deux semaines, après avoir été mêlée à la vague de contestation consécutive à l’arrestation du maire d’Istanbul, a indiqué mercredi un député belge.

Selon le député Axel Ronse, cette jeune femme turque, Esila Ayik, a été arrêtée durant la nuit du 9 avril après avoir participé à «une manifestation liée à la situation politique».

En vacances pour aller voir sa famille

L’arrestation le 19 mars du maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, opposant du président turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclenché de grandes manifestations dans des dizaines de villes de Turquie.

La contestation a été particulièrement intense la première semaine, jusqu’aux fêtes de la fin du ramadan. Elle reste marquée ce mois-ci sur les campus et dans les lycées.

Esila Ayik, étudiante dans la section photographie de l’Académie royale des Beaux-Arts de la ville belge de Gand (nord-ouest), était arrivée à Istanbul début avril pour rendre visite à sa famille.

Elle a été arrêtée alors qu’elle prenait des photos d’une manifestation, selon une enseignante de son école, citée par la chaîne publique flamande VRT, ce qui lui vaudrait d’être accusée d’«insulte au président». «Elle est toujours détenue», s’alarme de son côté le député, Axel Ronse.

Situation «dramatique»

L’élu flamand a alerté, par courrier mercredi, l’ambassadeur de Turquie à Bruxelles, Bekir Uysal, jugeant la situation de l’étudiante «dramatique».

Outre «l’impact sur ses études et son bien-être mental», elle souffre de problèmes rénaux et a besoin de médicaments. «Esila réside en Belgique avec un permis de séjour en règle. Nous la connaissons comme une étudiante très prometteuse», ajoute Axel Ronse, selon une copie de la lettre transmise à l’AFP.

Plusieurs journalistes et photographes ont été arrêtés en couvrant la vague de colère ayant suivi l’arrestation de M. Imamoglu. Mercredi, le journal suédois Dagens ETC a indiqué qu’un des journalistes, âgé de 40 ans, arrêté le 27 mars à Istanbul, avait été inculpé d’«insulte au président» et de «crimes liés au terrorisme», risquant jusqu’à douze ans de prison.

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(afp)

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