
« Ça me poignarde le coeur », a dit mercredi François Bayrou après le témoignage de sa fille qui révèle avoir été victime, adolescente, de violences lors d’un camp d’été organisé par la même congrégation à laquelle appartient l’établissement Notre-Dame de Bétharram.
Dans un entretien à Paris Match, Hélène Perlant affirme n’avoir jamais parlé de cette agression à son père. « Il ne sait pas que je suis victime et il ne sait pas que je vais témoigner comme victime », explique dans Paris Match la fille du Premier ministre, expliquant être « restée trente ans dans le silence ».
« En tant que père de famille, ça me poignarde le coeur. (…) Qu’on ne l’ait pas su et que des dérives de cet ordre aient eu lieu, pour moi, c’est presque insupportable », a répondu le Premier ministre lors d’un point-presse à l’issue d’une visite de l’établissement pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier (Isère).
Le témoignage d’Hélène Perlant est également recueilli dans le livre « Le Silence de Bétharram » (éd. Michel Lafon) d’Alain Esquerre, porte-parole du collectif des victimes de cet établissement catholique du Béarn, à paraître jeudi.
« Protéger mon père »
« Mon père, j’ai peut-être voulu le protéger, inconsciemment, je pense, des coups politiques qu’il se prenait localement », déclare Hélène Perlant. Pour elle, « la question est celle du déni individuel et collectif, pas du mensonge ».
Dans le livre, Alain Esquerre décrit dans le détail les violences, y compris sexuelles, subies par de jeunes élèves à Bétharram, et sa démarche pour faire éclore la vérité. « Nous n’allons plus vivre comme avant, Alain. On ne se prendra plus jamais dans la gueule qu’on a remis nos enfants chez les ogres », lui dit notamment Hélène Perlant, citée dans cet ouvrage.
Pas au courant
François Bayrou doit être entendu le 14 mai par la commission d’enquête parlementaire née de ce scandale. Le Premier ministre, également maire de Pau, nie plus largement avoir eu connaissance, dans le passé, des agressions physiques et sexuelles dénoncées aujourd’hui par 200 anciens élèves de l’établissement. Il a également déclaré le 11 avril n’être « jamais, pas une seule fois de [s]a vie et de toute [s]a vie politique (…) intervenu dans une affaire judiciaire ».
François Bayrou a également ajouté mercredi que sa fille « n’est pas le centre de l’affaire » et que « ce n’est pas une affaire personnelle ». Et « en tant que responsable public, qui dépasse le père de famille, c’est aux victimes que je pense » et « je ne veux pas les abandonner », a-t-il également déclaré.
« Mes premières pensées vont à la fille de François Bayrou mais aussi à toutes les victimes de Bétharram. Le système qu’on découvre à Bétharram est un système assez effrayant », a réagi sur TF1 la porte-parole du gouvernement Sophie Primas. Le témoignage de la fille de François Bayrou, dévoilé dans Paris Match avant la sortie du livre, « vole un peu la vedette » aux victimes, a regretté mercredi Alain Esquerre.
afp/juma
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