
Avocat de formation, le sénateur LR et candidat à l’investiture pour les municipales à Paris, Francis Szpiner est visé par des investigations pour corruption. L’ancien maire du 16e arrondissement de la capitale aurait permis à une femme d’obtenir un logement contre des faveurs sexuelles. S’il dément les accusations, le parquet précise qu’il n’y a « pas de mise en examen à ce jour ».
Le domicile du sénateur Francis Szpiner, avocat et candidat à l’investiture des LR pour les municipales à Paris, a été perquisitionné dans une information judiciaire ouverte pour corruption, a indiqué jeudi 17 avril le parquet. Les perquisitions, révélées par Le Monde, ont eu lieu mardi. La mairie du 16e arrondissement, dont Francis Szpiner a été l’édile entre 2020 et 2023, a aussi été perquisitionnée.
Une enquête préliminaire avait été ouverte le 18 octobre 2024, puis les investigations ont été confiées à un juge d’instruction le 7 avril pour « corruption active et passive », a précisé le ministère public. « Il n’y a pas de mise en examen à ce jour », a ajouté le parquet.
Il est soupçonné d’avoir attribué un logement social contre faveurs sexuelles
Selon le journal, l’information judiciaire porte sur les conditions d’attribution en 2023 d’un logement social dans le 16e arrondissement à une esthéticienne de 26 ans, cette dernière disant avoir eu des relations sexuelles avec le sénateur LR.
Selon BFM, il aurait usé de ses pouvoirs pour permettre l’attribution de son logement en échange de faveurs sexuelles. Un enregistrement de la jeune femme racontant avoir eu le logement parce qu’elle a eu une relation sexuelle avec lui aurait été récupéré par le juge d’instruction, selon nos confrères. Selon les informations de BFM, la jeune femme affirme avoir eu trois relations avec l’élu dont une fois au sein de son bureau de la mairie du 16e.
Francis Szpiner, 71 ans, se défend auprès de BFM : « Je n’ai jamais revu cette jeune femme, et je démens toute corruption tendant à dire que je lui aurai accordé un logement social contre faveurs sexuelles ». Également sollicitée, la mairie du 16e arrondissement n’avait pas donné suite dans la matinée.
Le sénateur parisien a sollicité à la mi-mars l’investiture des Républicains pour être leur tête de liste aux municipales à Paris, se plaçant ainsi en rival de Rachida Dati, aux commandes du deuxième groupe d’opposition au Conseil de Paris et candidate potentielle pour 2026.
Son entourage « s’interroge sur un agenda politique »
Contacté par l’AFP, l’entourage de Francis Szpiner a dit « ne pas être inquiet sur le fond du dossier » mais « s’interroge sur (un) agenda politique » lié aux élections de 2026.
« Si les faits sont confirmés, cela révélerait une instrumentalisation cynique des enjeux d’accès au logement à des fins personnelles », a réagi Fatoumata Koné, présidente du groupe des Ecologistes au Conseil de Paris. « Cela porterait atteinte à la confiance que les Parisiennes et les Parisiens doivent pouvoir accorder à celles et ceux qui prétendent gouverner leur ville », a-t-elle ajouté dans un communiqué.
L’ex-maire du 16e arrondissement a quitté il y a un an le groupe de Rachida Dati au Conseil de Paris et créé un groupe LR et centristes dissident (16 élus), refusant de suivre le rapprochement imposé par la ministre de la Culture avec la majorité présidentielle.
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