, Violences contre les élus locaux : « C’est la cible facile », dénonce le président des maires du Cher

Violences contre les élus locaux : « C’est la cible facile », dénonce le président des maires du Cher

, Violences contre les élus locaux : « C’est la cible facile », dénonce le président des maires du Cher

Les députés ont voté le durcissement des sanctions pour les auteurs d’agressions contre les élus locaux. Un volet répressif qui ne semble pas suffisant pour Philippe Moisson, le président de l’association des maires du Cher.

Comme un symbole, le procès de l’homme qui a menacé le maire de Bélâbre dans l’Indre s’ouvre ce jeudi devant le tribunal de Châteauroux, au lendemain du vote de l’Assemblée nationale pour renforcer les peines en cas d’agression contre les élus locaux. Le fléau se multiplie et il inquiète au plus haut point. « Sur le deuxième semestre 2023, on a quatre élus qui ont été agressés physiquement et qui ont dû porter plainte contre des habitants de leur commune », déplore Philippe Moisson, président de l’association des maires du Cher.

L’obligation d’apprendre à se défendre

En 2022, ces violences contre les élus locaux ont bondi de 32% en France, d’après les statistiques du ministère de l’Intérieur. Les maires doivent donc apprendre à se protéger. Des médiateurs du GIGN prodiguent des conseils pour désamorcer une situation tendue. « On a aussi eu une formation dispensée par le maire de Bourges, Yann Galut, qui nous a donné des cours de krav-maga parce qu’il est ceinture noire de cette discipline de défense », ajoute Philippe Moisson, invité de France Bleu Berry ce jeudi.

Le soutien de la justice est aussi un outil de dissuasion. Les élus du Cher ont participé à une réunion avec la procureure de la République de Bourges la semaine dernière. Un service dédié et une adresse mail pour avoir un contact direct sont mis en place. « Elle nous a promis de s’occuper des agressions physiques d’élus. Mais elle nous a aussi fait comprendre qu’on ne sera pas forcément traité en priorité. Les élus sont fatigués et la justice tente de répondre à leurs demandes mais elle n’en a pas toujours les moyens », constate Philippe Moisson.

La répression ne répond pas à un problème d’éducation

De nombreux maires se félicitent des sanctions plus lourdes pour les agresseurs. Mais il faut aller plus loin. « Le mal est plus profond que ça, on est sur un problème de société. On voit quotidiennement que les élus locaux ne sont pas les seuls agressés : les pompiers, les policiers, les enseignants, les journalistes… », observe le président de l’association des maires du Cher. Il constate que certains administrés se considèrent tout-puissant. « Le maire est la cible facile. Quand les élus ne peuvent pas répondre à leurs demandes, le ton monte, on s’emporte et on vient aux mains », regrette-t-il.

Le civisme doit revenir au cœur de l’apprentissage. Philippe Moisson s’inspire d’une initiative lancée dans d’autres départements : le passeport du civisme. « Ça s’adresse aux élèves pour leur apprendre le respect, de passer du temps avec des pompiers, avec des personnes âgées, d’aller au monument aux morts pour des cérémonies. Certaines communes se montrent intéressées », conclut le président de l’association des maires du Cher.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

Source de l’article : Source