Les élus de Vizille una­nimes pour condam­ner des pro­pos « inac­cep­tables et dégra­dants » tenus sur les réseaux sociaux

C’est un appel una­nime à « défendre le rôle des élus et la dignité du débat local au ser­vice de l’intérêt géné­ral et des habi­tants » que les élus de Vizille ont lancé par com­mu­ni­qué le 15 avril 2025. Tous les élus du conseil muni­ci­pal de la com­mune, soit les élus de la majo­rité comme ceux des trois groupes d’op­po­si­tion, ont en effet signé le texte, après les pro­pos jugés « inac­cep­tables et dégra­dants » publiés sur les réseaux sociaux.

Les pro­pos en ques­tion ? Un mes­sage posté sur Facebook (et depuis retiré), via la page Raconte-moi Vizille, qua­li­fiant entre autres de « merde » Catherine Troton, la maire de Vizille, et son équipe, indique la Ville à Place Gre’net. « Nous ne pou­vons tolé­rer les pro­pos agres­sifs et insul­tants pour les fonc­tions comme pour les per­sonnes », déclarent les élus. De son côté, la maire annonce avoir porté plainte « au nom de la com­mune » contre cette insulte en règle.

Catherine Troton, maire de Vizille, annonce avoir porté plainte suite à des propos insultants tenus sur les réseaux sociaux. © Facebook - Ville de Vizille

Catherine Troton, maire de Vizille, annonce avoir porté plainte suite à des pro­pos insul­tants tenus sur les réseaux sociaux. © Facebook – Ville de Vizille

« Comme tous les élus locaux, nous nous enga­geons quo­ti­dien­ne­ment pour assu­mer des res­pon­sa­bi­li­tés, construire des pro­jets avec les acteurs du ter­ri­toire, prendre des déci­sions et en rendre compte devant la popu­la­tion », affirme le com­mu­ni­qué. Et si les élus recon­naissent avoir « sol­li­cité cette fonc­tion », ils jugent ne pas pou­voir « res­ter insen­sibles face à des pro­pos qui [les] impactent au-delà de [leurs fonc­tions] et qui nuisent au débat local ».

« Vizille et ses habi­tants méritent un débat public libre, plu­riel et res­pec­tueux de tous », conclut le conseil muni­ci­pal vizillois. Un rap­pel salu­taire alors que les attaques, les insultes, voire les menaces fleu­rissent sur les réseaux sociaux. Et que la pers­pec­tive des élec­tions muni­ci­pales de 2026 fait craindre de nou­velles vio­lences phy­siques, comme celles dont avait été vic­time le LR Clément Chappet à Grenoble ou le Renaissance Bernard Dupré à La Tronche.

CDCL : Un Bouclier pour nos Élus

L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.

CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.

Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.

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