Bruno Retailleau sur le chantier de l’A69 : « Il y a une idéologie en France qui utilise la violence pour bloquer les projets »

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l’essentiel Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur et candidat à la présidence du parti Les Républicains était en déplacement dans le Tarn ce samedi. Il a évoqué la situation de l’autoroute A69, estimant que la légitimité de l’état de droit « était aussi la démocratie ».

Une rencontre avec des chefs d’entreprise et des élus locaux, une rapide visite du chantier de l’A69 à Soual, puis quelques mots à la presse : c’est un déplacement express que Bruno Retailleau, le ministre de l’Intérieur, a réalisé ce samedi après-midi dans le sud du Tarn, au chevet du chantier de l’autoroute A69 entre Castres et Toulouse. C’est d’ailleurs avec la casquette de candidat à la présidence du parti Les Républicains, dont l’élection se tiendra le 17 mai, plus qu’avec celle de ministre que le « premier flic de France » a donné sa position sur les derniers développements autour de cette autoroute.

« La décroissance, ce serait l’appauvrissement des Français »

« La raison pour laquelle j’ai souhaité venir, a expliqué Bruno Retailleau, c’est qu’il y a une idéologie en France qui utilise la violence pour bloquer les projets. Si demain on bloque les projets, notamment d’infrastructure, notre économie sera bloquée. Le quart Sud-Ouest de la France est un des plus enclavés du pays. Nos entreprises, nos concitoyens ont le droit d’avoir des réseaux de communication. »

Et d’assurer que « toutes les entreprises rencontrées » quelques instants plus tôt avaient « affirmé avoir besoin » de l’A69. Le ministre de l’intérieur a aussi insisté sur la nécessité selon lui de ne pas opposer développement et environnement : « moi, j’aime la nature et il faut qu’on réalise des projets d’aménagements qui soient respectueux de l’environnement. Cette autoroute est de dernière génération, avec près d’un quart de son coût qui tient compte de l’environnement ! »

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Le ministre et candidat a également eu un mot à l’intention de mouvements comme les Soulèvements de la Terre, qu’il a « vu naître à Notre-Dame-des-Landes. La décroissance, ce serait l’appauvrissement des Français. Si demain tous les projets sont bloqués, alors le pouvoir d’achat et le niveau de vie s’effondreront. »

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Interrogé sur les procédures judiciaires en cours autour de l’A69 – rappelons que le tribunal administratif a annulé l’autorisation environnementale fin février, stoppant par la même occasion le chantier – le ministre s’est dit « pour l’état de droit. Mais la légitimité de l’état de droit, c’est aussi la démocratie. L’affaire sera jugée en appel. Mais il y a aussi la loi de validation qui est intéressante : elle permet aux représentants du peuple, les députés et les sénateurs, de dire qu’il y a bien une raison d’intérêt public majeur. C’est important de faire prévaloir cette voix, car nous sommes dans une démocratie. »

Cette proposition de loi, portée par les parlementaires Tarnais, devrait être examinée par les chambres dans quelques semaines. Le ministre de l’Intérieur a conclu en rappelant qu’une procédure d’urgence avait été accordée au texte, permettant de réduire les délais entre son passage au Sénat et à l’Assemblée.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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