Une foule monstre a déferlé vendredi soir vers l’hôtel de ville d’Istanbul.
Objectif : dénoncer l’arrestation du maire d’opposition, Ekrem İmamoğlu.
Son duel à distance avec le président Erdogan suscite une mobilisation inédite à travers la Turquie.
Jusqu’où ira le bras de fer entre Ekrem İmamoğlu et Recep Tayyip Erdoğan ? Le conflit entre le maire d’Istanbul et le président de la Turquie a quitté l’arène politique cette semaine pour s’inviter dans la rue, où des manifestations se sont déroulées aux quatre coins du pays. Peut-être les prémices d’une crise plus profonde : d’autres rassemblements, potentiellement plus importants, sont attendus ce weekend. TF1info vous aide à comprendre cette crise.
Que s’est-il passé vendredi soir à Istanbul ?
Une foule monstre a déferlé vendredi soir vers l’hôtel de ville d’Istanbul pour dénoncer l’arrestation du maire d’opposition, Ekrem Imamoglu. Selon l’outil en ligne de comptage de foule Mapchecking, au moins plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont pressées aux abords immédiats du siège de la municipalité.
La fermeture de ponts et de plusieurs voies d’accès décidée par les autorités ont selon lui empêché nombre de manifestants de rejoindre le site pour la troisième nuit consécutive, en dépit des avertissements du président Recep Tayyip Erdoğan qui a juré de ne pas céder à la « terreur de la rue ». « Ne te tais pas sinon ce sera bientôt ton tour ! », ont chanté les manifestants, brandissant des pancartes « N’ayez pas peur, le peuple est là » et « Droit, loi, justice ».
Istanbul est-elle la seule ville concernée ?
Non : des rassemblements se sont tenus depuis mercredi dans au moins 55 des 81 provinces turques, selon un décompte de l’AFP. Selon les médias turcs, des interpellations ont continué dans la nuit au domicile des manifestants dans de nombreuses villes du pays dont Istanbul, Ankara, la capitale, Izmir, la troisième ville du pays sur la côte ouest, ou encore Antalya dans le sud.
Pourquoi ces manifestations ?
Elles visent à soutenir le maire d’Istanbul, Ekrem İmamoğlu. Accusé de « corruption » et de « terrorisme », le maire a été arrêté mercredi puis auditionné plusieurs heures vendredi, selon son entourage. Il devrait être présenté samedi soir à un juge, selon des médias turcs. Lors de sa déposition, le maire d’Istanbul a affirmé n’ »avoir commis aucun crime », selon des propos rapportés par des médias proches de l’opposition.
Pourquoi le maire d’Istanbul est-il dans le viseur d’Erdogan ?
Élu de la capitale économique de la Turquie (au moins 16 millions d’habitants), Ekrem İmamoğlu devait être intronisé dimanche candidat du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), première force d’opposition, à la présidentielle de 2028. Un scénario inconcevable pour Recep Tayyip Erdogan : depuis 2019 et la perte de la mairie d’Istanbul par sa famille politique après 22 ans de pouvoir, le président a fait d’İmamoğlu l’homme à abattre.
Pour empêcher son intronisation, le pouvoir a fait annuler mardi son diplôme universitaire, puisque la Constitution turque exige que tout candidat à la présidence justifie d’un diplôme d’enseignement supérieur. Les charges pesant contre lui, en particulier celle de « soutien au terrorisme« , font désormais redouter à ses partisans qu’il puisse être incarcéré à l’issue de sa garde à vue dimanche et remplacé par un administrateur nommé par l’État.
Et maintenant ?
L’opposition a appelé samedi soir à de nouvelles manifestations. Ces dernières ravivent le spectre de la contestation de 2013 contre le pouvoir : initialement motivée par la défense d’un parc adjacent à la place Taksim, les protestations avaient gagné tout le pays, catalysant les frustrations et revendications face au gouvernement de Recep Tayyip Erdoğan, alors Premier ministre.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
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