Val-d’Oise : rassemblement en mairie de Pontoise après la double agression d’une employée municipale

Pour une histoire de photo d’identité froissée, qui aurait probablement été refusée par la préfecture, un usager est passé aux invectives et insultes à l’encontre d’une employée du service état civil qui procédait au traitement d’une demande de passeport, mardi 18 mars 2025, en mairie de Pontoise (Val-d’Oise).

En cause, Sabine, 50 ans, en poste depuis deux ans, a déclenché l’alarme provoquant l’intervention rapide de la police municipale.

L’homme a été interpellé non sans débordement. Un policier municipal a été griffé au visage et du matériel a été dégradé.

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« J’ai eu peur, j’ai déclenché l’alarme » 

Même si elle n’a pas pu dormir la nuit suivant sa journée de travail perturbée, Sabine, l’employée de mairie agressée, a regagné son poste sans interruption temporaire de travail. Encore sous le choc, elle témoigne de l’incident survenu dans le cadre de sa fonction. « J’expliquais au demandeur que sa photo risquait d’être refusée par les services de la préfecture et que son dossier de demande de passeport serait retardé d’un mois », raconte l’agent municipal, en poste depuis deux ans au service d’état civil de la mairie de Pontoise. C’est sa deuxième agression verbales en deux semaine. Lors de la première agression, « l’individus était agité mais nous l’avons raisonné », rapporte Sabine. Pour la deuxième agression l’homme a lâché des invectives et insultes. « Grosse feignasse, qui ne veut pas travailler, facho, raciste… » avant de s’approcher de l’agent. « Jai eu peur et j’ai déclenché l’alarme. » 

L’incident s’est produit en présence d’autres usagers.

L’agent avait déjà été agressé verbalement quinze jours auparavant par un autre usager.

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Il est hors de question que lorsque l’on touche un cheveu d’entre eux, et que cela passe sous le tapis.

Stéphanie Von Euw maire (Lr) de Pontoise

« Les agents municipaux forment une famille et il est hors de question que lorsque l’on touche un cheveu d’entre eux, cela passe sous le tapis. Nous allons apporter des réponses fortes », a déclaré Stéphanie Von Euw, maire (Lr) de Pontoise, lors d’un rassemblement de soutien et de protestation, vendredi 21 mars 2025, sur le perron de l’hôtel de ville, en présence d’administrés et de la députée (Idl) Anne Sicard, qui a échangé avec l’employée agressée.

La mairie a interrompu ses services pendant trente minutes et l’édile a annoncé que trois plaintes ont été déposées par l’agent d’état civil, le policier et la mairie.

La mairie n’est pas un self-service !

À la réaction de protestation suivront des mesures déjà amorcées par la Ville de Pontoise.

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« Nous avons engagé une réorganisation des accueils du public, afin de sécuriser davantage les agents municipaux dans leur mission », a fait savoir la maire.

« Les administrés ont des droits mais surtout des devoirs. La mairie n’est pas un self-service ! », a-t-elle martelé, à destination du public.

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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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