
Trois adjoints au maire de la Penne-sur-Huveaune et une dizaine de conseillers municipaux de sa majorité réclament la démission de Nicolas Bazzucchi, mis en examen pour viols et violences envers plusieurs de ses anciennes compagnes.
Le conseil municipal de ce lundi soir s’annonce électrique dans la petite commune de la Penne-sur-Huveaune, dans les Bouches-du-Rhône, aux portes de Marseille. Dans une lettre adressé au maire, révélée par Marsactu et que Le Figaro a pu consulter, douze élus de la majorité emmenée par Nicolas Bazzucchi réclament la démission pure et simple de l’édile, après sa mise en examen pour viols et violences aggravées envers plusieurs de ses anciennes compagnes.
Le jeune maire sans étiquette de la commune a été interpellé le 16 décembre dernier à son domicile pour des faits qui se seraient passés entre le 1er janvier 2023 et le 21 janvier 2024. Après plusieurs semaines de détention provisoire, il a été remis en liberté en février dernier avec l’interdiction de paraître sur le territoire de la commune. Il entendait toutefois toujours gérer sa commune à distance.
Parmi les signataires se trouvent les trois premiers adjoints de Nicolas Bazzucchi, dont celle qui a assuré l’intérim pendant la détention provisoire du maire. Les autres sont des conseillers municipaux élus aux côtés de Nicolas Bazzucchi. «Après votre incarcération, nous nous sommes serré les coudes afin de maintenir une cohésion au sein de la municipalité et une continuité de notre action pour le bien des habitants et des agents, malgré les nouvelles qui nous donnaient chaque jour un peu plus le vertige, peut-on lire dans la missive. Aujourd’hui, à la suite de votre remise en liberté et de votre volonté de réoccuper pleinement votre position, nous ne pouvons nous résoudre à reprendre nos actions avec vous comme si de rien n’était.»
Malaise
Les élus rappellent que le maire a «reconnu des crachats et des insultes adressées aux plaignantes.» «Il s’agit là d’un comportement qui est non seulement incompatible avec la position de premier magistrat de notre commune, mais qui trahit également les valeurs qui ont fédéré notre équipe lorsque nous avons décidé de nous présenter aux élections municipales de notre village, estiment les signataires. Nous avons toujours défendu des valeurs de droiture, de probité et d’intérêt général.»
Pour les signataires, qui rappellent «une situation financière des plus délicates ainsi qu’un malaise profond parmi plusieurs agents de la municipalité», la situation crée «un profond désarroi au sein du village tout comme au sein des instances métropolitaines et départementales.» Aussi, «dans l’intérêt de la collectivité, et pour préserver la confiance des citoyens envers leurs élus», ces adjoints appellent le maire à démissionner de son poste.
«Il devient impératif de restaurer un climat de sérénité et de confiance au sein de notre équipe municipale et auprès des habitants», conclut la lettre. Les signataires indiquent qu’ils ne participeront pas au conseil municipal prévu ce lundi soir. «Nous attendons d’autres signataires», indique au Figaro l’un d’entre eux, Pierre Brottier, conseiller municipal délégué aux festivités à la Penne-sur-Huveaune, pour qui «le maire n’a rien compris et continue de travailler seul sans concerter.»
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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