Boulogne-Billancourt : le maire Pierre-Christophe Baguet se met en retrait après une altercation au conseil municipal

Le conseil municipal de Boulogne-Billancourt a été extrêmement tendu ce jeudi soir. Des élus dénoncent des violences verbales et physiques contre des journalistes présents dans la salle. Le maire, Pierre-Christophe Baguet, a décidé de se mettre en retrait de ses fonctions.

Vers 22h50 ce jeudi soir, la Ville de Boulogne-Billancourt a publié un message sur le réseau social X annonçant que Pierre-Christophe Baguet, le maire de la commune, se mettait « temporairement en retrait de ses fonctions », après des scènes de violences lors du conseil municipal. « Le Maire s’est emporté, entraînant un désordre général », et « regrette profondément cette triste situation », poursuit la Ville dans ce message peu clair.

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La source de cette colère, selon la ville, sont les mises en cause formulées tout au long de la journée à l’encontre du maire, dans un contexte particulier pour lui. Mercredi, Pierre-Christophe Baguet commémorait les sept ans de la disparition de son fils. Le lendemain, jeudi, dans la journée, la Ville indique qu’il a été accusé de la mort d’un agent municipal survenue la veille. Enfin, dans la soirée, lors du conseil municipal, toujours selon la Ville, l’opposition écologiste lui aurait reproché la mort d’un jeune cycliste de 16 ans, en 2021.

Une séquence « désastreuse pour notre démocratie »

L’altercation a démarré après la présentation d’un vœu du groupe écologiste portant sur les aménagements de la rue où Adam, un jeune cycliste de 16 ans avait perdu la vie, percuté par un camion le 27 septembre 2021. Le père d’Adam, présent dans la salle, intervient et s’en prend au maire, l’accusant de ne rien faire. L’intervention a fait sortir l’élu de ses gonds, qui « s’est emporté », selon les mots de la ville. S’en sont suivies des scènes de « violences physiques et verbales« , condamnées par l’élu d’opposition Antoine de Jerphanion (Horizons, droite) sur X, plus tard dans la soirée.

Sur une vidéo qu’ »ici Paris Ile-de-France » a pu consulté, on voit des agents de la ville tenter de faire sortir le père tandis que d’autres s’en prennent à des journalistes présents dans la salle, en tentant de les empêcher de filmer. Une équipe de France 2 est en effet là pour un reportage sur le père d’Adam. Selon le témoignage d’un élu d’opposition à « ici Paris Ile-de-France », un des journalistes s’est retrouvé au sol et s’est vu confisquer son matériel.

« Deux agents de sécurité s’en sont pris à moi alors que je filmais le père d’Adam en train d’être exfiltré de la salle », raconte le journaliste de France 2 à « ici Paris Ile-de-France ». « L’un d’entre eux m’a projeté au sol, un autre m’a pris mon téléphone. Ils ont essayé d’effacer la vidéo ». Il affirme également avoir été frappé par un policier municipal. Autant de violences dans un conseil municipal, c’est du jamais vu selon lui.

La direction de l’information de France Télévisions a dénoncé cette agression. « Des journalistes travaillant pour France Télévisions ont été agressés physiquement dans l’exercice de leur métier », écrit Alexandre Kara, le directeur de l’information. « Cette atteinte à l’intégrité physique de nos collaborateurs est inacceptable et fera l’objet de poursuites ».

Le parquet de Nanterre confirme qu’une plainte a été déposée. L’enquête est confiée au commissariat de La Garenne Colombes.

Philippe Tellini (Nouvelle Énergie, droite), autre élu d’opposition, « condamne fermement cette dérive inacceptable » et lance un appel au calme. Il réclame aussi une enquête pour « faire la lumière sur les responsabilités de chacun ».

Yann-Maël Larher, conseiller municipal de la majorité dénonce de son côté une instrumentalisation de l’opposition écologiste. « Une élue de l’opposition a cyniquement instrumentalisé la douleur de deux pères endeuillés pour alimenter le buzz sur les réseaux sociaux (…) et comme par hasard, des caméras étaient opportunément présentes pour capturer la scène ».

Contactée, la mairie de Boulogne n’a pour l’instant pas donné suite à nos demandes.

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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