INFO ACTU MARSEILLE. Un adjoint de Benoît Payan jugé après l’agression de militants LFI

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Mise à jour le 13 mars 2025 à 17h45 : Le procès a été renvoyé au 22 mai. En attendant, et «sans préjuger de l’issue de la procédure judiciaire», le maire de Marseille Benoît Payan annonce ce jeudi 13 mars qu’il a décidé « de retirer à Sébastien Jibrayel sa délégation et l’ensemble de ses responsabilités municipales ». « L’exemplarité est une ligne de conduite indispensable à l’exercice des mandats publics. Les comportements violents contre les personnes doivent être sanctionnés, sans compromis ni arrangements », a-t-il déclaré.

« L’exemplarité est une ligne de conduite indispensable à l’exercice des mandats publics. Les comportements violents contre les personnes doivent être sanctionnés, sans compromis ni arrangements : j’attends de tous les responsables politiques qu’ils témoignent de la même clarté et de la même fermeté vis-à-vis des élus mis en cause par la justice pour des faits de violences, ou d’ores et déjà condamnés. Aucune forme de violence n’est tolérable, d’où qu’elle vienne » a déclaré ce jour le Maire de Marseille.

L’adjoint au maire de Marseille Sébastien Jibrayel (PS) va être jugé en comparution immédiate ce jeudi 13 mars, dans l’après-midi, apprend actu Marseille auprès du parquet.

Il était entendu depuis mardi, en garde à vue, pour « violences volontaires en réunion » après l’agression de deux militants La France insoumise (LFI) en janvier dernier.

Son père, Henri Jibrayel, ainsi que deux autres personnes sont également renvoyés devant le tribunal correctionnel de Marseille.

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En garde à vue depuis mardi

« Les quatre individus », Sébastien Jibrayel et son père Henri Jibrayel, ainsi que deux autres personnes de leur entourage, « sont déférés ce [jeudi 13 mars] matin en vue d’une comparution immédiate cet après-midi », a indiqué le parquet à actu Marseille.

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Ils étaient entendus sous le régime de la garde à vue depuis mardi pour des faits de « violences volontaires en réunion » après l’agression de deux militants LFI.

Des « violences intolérables »

Le samedi 18 janvier, vers 14 h 30, alors qu’ils étaient en train de poser des affiches pour soutenir leur parti devant l’école Saint-Henri-Raphaël 2 (16e arrondissement), les deux militants de 24 et 26 ans auraient été violemment pris à partie. L’un d’eux aurait même subi des blessures évaluées à 10 jours d’incapacité totale de travail (ITT).

Le député LFI Sébastien Delogu avait dénoncé des « violences intolérables » et accusé « deux proches du Parti Socialiste », dont l’actuel adjoint au maire de Marseille en charge du sport, également conseiller métropolitain et départemental.

« Vas-y, nique-le »

« Sébastien et Henri Jibrayel, présents sur les lieux et donneurs d’ordre selon les témoignages des militants, les ont agressés physiquement », avait affirmé le député de 7e circonscription des Bouches-du-Rhône dans un communiqué, publié sur X. Deux plaintes avaient été déposées auprès du commissariat du 15e arrondissement.

Dans les vidéos saisies, selon une source policière citée par Mediapart, Sébastien Jibrayel serait entendu en train d’inciter des membres de son équipe à frapper les deux jeunes militants : « Vas-y, nique-le », aurait-il notamment proféré.

La mairie prendra des mesures « en conséquence »

« Comment le maire de Marseille peut-il conserver comme adjoint un homme complice d’une telle agression ? » avait interrogé, le mardi 11 mars sur X, le député LFI des Bouches-du-Rhône Manuel Bompard. Et d’ajouter : « Il est temps de débarrasser Marseille de ces pratiques mafieuses ».

« Le travail de la justice et l’enquête en cours permettront de déterminer les faits et les responsabilités de chacun », avait-on le mardi 11 mars dans l’entourage du maire de Marseille, Benoît Payan.

Et de prévenir que « toutes les mesures seront évidemment prises en conséquence, les élus se [devant] d’être exemplaires ». En clair : l’avenir de Sébastien Jibrayel au sein de l’équipe municipale pourrait être remis en cause.

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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

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Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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