Des boutons d’alerte pour des maires de l’Ardèche en cas d’agression

La préfecture de l’Ardèche a remis ce jeudi matin un bouton d’alerte à la maire de Saint-Martial, une commune de la montagne ardéchoise. Une simple pression suffit pour déclencher l’envoi d’un SMS aux proches et à la gendarmerie en cas d’agression.

Martine Imbert est désormais en possession d’un bouton d’alerte comme une autre élue d’Ardèche, la maire de Villeneuve-de-Berg. Le maire de Berzème qui a décidé de démissionner a également été bénéficiaire de ce système. Et c’est le même dispositif que pour les femmes battues. Une simple pression sur le bouton d’alerte qui n’est pas plus grand qu’une montre et un SMS est envoyé aux personnes pré-désignées. Un double clic et c’est un message vocal qui est envoyé; le dispositif enregistre également les sons autour de lui.

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La maire de Saint-Martial a choisi quelques conseillers municipaux à qui le message sera envoyé. Il sera aussi envoyé sur le portable du commandant des brigades de gendarmerie de Saint-Agrève et du Cheylard, le major Clair.

Une maire agressée deux fois

La maire de Saint-Martial a été agressée en février 2022. Alors qu’elle quitte son domicile en voiture, elle voit des branchages sur le route qui l’oblige à s’arrêter. Alors qu’elle sort de son véhicule, un individu qu’elle ne parvient pas à identifier jette une pierre qui brise la vitre conducteur de sa voiture. En janvier dernier, nouvelle agression avec des jets de pierres sur la baie vitrée de sa maison alors qu’elle est à l’intérieur.

Elle refuse de démissionner et le dispositif la rassure. « On a affaire à des personnes qui sont complètement à côté de la plaque » explique Martine Imbert.  » Et qui ne connaissent pas les tenants et les aboutissants du mandat d’élu. Donc si on les contrarie ils deviennent agressifs. « 

Un phénomène en progression

En Ardèche, 25 agressions d’élus ont été recensées en 2023. 22 en 2024. Et déjà trois depuis le premier janvier 2025. Les maires de Lalevade-d’Ardèche et de Belsentes ont été agressés verbalement. Des menaces de mort au téléphone pour le maire de Belsentes qui a porté plainte et qui a obtenu une condamnation de l’administré.

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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