
Sébastien Jibrayel, élu socialiste à la mairie de Marseille, sera jugé le 22 mai pour des violences présumées contre deux militants LFI, une affaire qui a conduit jeudi le maire DVG Benoît Payan à lui retirer « sa délégation et l’ensemble de ses responsabilités municipales ».
Sébastien Jibrayel avait été placé en garde à vue mardi, avec son père Henri, ex-député PS, pour des faits de violence en réunion ayant entraîné une incapacité temporaire de travail « n’excédant pas 8 jours » contre deux militants Insoumis le 18 janvier. La comparution immédiate s’est tenue ce jeudi, l’avocat d’un des militants a parlé de « lynchage » au sujet de l’agression à laquelle auraient participé les deux hommes politiques socialistes, d’après La Provence.
Mais l’avocat de Sébastien Jibrayel, Me Benjamin Liautaud, a plaidé un renvoi lors de l’audience de comparution immédiate tenue jeudi, à l’issue des 48 heures de garde à vue, expliquant avoir besoin de « préparer sereinement » la défense de son client.
Renvoi accordé donc par le tribunal : Sébastien et Henri Jibrayel et deux autres personnes mises en cause seront jugés le 22 mai à 08h30. Les quatre prévenus ont été placés sous contrôle judiciaire.
Plus de délégation pour l’élu
Sébastien Jibrayel était adjoint aux Sports du maire de Marseille, qui a annoncé jeudi qu’il « retirait à M. Sébastien Jibrayel sa délégation et l’ensemble de ses responsabilités municipales ». Cette décision a été prise « sans préjuger de l’issue de la procédure judiciaire », a précisé Benoît Payan, affirmant que « l’exemplarité est une ligne de conduite indispensable à l’exercice des mandats publics ».
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« Les comportements violents contre les personnes doivent être sanctionnés, sans compromis ni arrangement : j’attends de tous les responsables politiques qu’ils témoignent de la même clarté et de la même fermeté vis-à-vis des élus mis en cause par la justice pour des faits de violences, ou d’ores et déjà condamnés », a ajouté Benoît Payan.
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Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
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