Ardèche : plus d’une centaine d’élus mobilisés à Saint-Martial après l’agression de la maire de la commune

Écharpes tricolores revêtues, une centaine de maires et d’élus de l’Ardèche se sont mobilisés à Saint-Martial, samedi 1er mars 2025. Un rassemblement pour soutenir la maire de Saint-Martial victime de deux caillassages, en janvier dernier et en 2022. Il y a trois ans, le véhicule de Martine Imbert avait été la cible de jets de pierres, en janvier dernier c’est  sa maison qui a été caillassée.

, Ardèche : plus d’une centaine d’élus mobilisés à Saint-Martial après l’agression de la maire de la commune

Les associations des maires ruraux de France de l’Ardèche et celle des maires de France du département ont donc appelé à se rassembler dans la commune. À Berzème, le maire a démissionné en début d’année après avoir reçu des menaces.

La maire de Saint-Martial ne démissionnera pas malgré les angoisses

Devant les élus, la maire de Saint-Martial a fait part de ces inquiétudes, après avoir laissé couler quelques larmes. Elle a assuré au micro que, malgré l’angoisse, elle ne démissionnerait pas. Depuis ces événements, « il est difficile de vivre, surtout du côté psychologique, je n’ai plus la même liberté, le stress est permanant » a confié la première édile. Après le caillassage de son domicile, Martine Imbert a déposé plainte. L’enquête se poursuit. En revanche, la plainte faisant suite aux jets de pierres sur son véhicule avait été classée sans suite. « Cette fois, je n’entends pas que mon dépôt de plainte se finisse sans suite, cela serait catastrophique et encouragerait l’escalade de la violence envers les élus. J’ai confiance en la justice et en la gendarmerie qui travaillent sur ce dossier. »

« Ne pas prendre le chemin de la violence »

En 2024, 22 élus ardéchois ont été la « cible d’actes de violence », d’après la préfète Sophie Elizéon. Et l’année commence mal selon elle avec déjà trois maires pris pour cible. Elle a incité tous les élus à porter systématiquement plainte et a réaffirmé le soutien de l’Etat notamment grâce à « un protocole de suivi des violences faites aux élus. » Parquet, préfecture et association des maires de l’Ardèche vont travailler en étroite collaboration pour suivre au plus près les élus et ne laisser passer aucune violence.
La préfète a également annoncé le déploiement, pour ceux qui le souhaitent, d’un bouton d’appel d’urgence. Ce dispositif une fois enclanché permet d’appeler directement les forces de l’ordre et quatre proches de son choix. La maire de Saint-Martial compte en faire la demande.

Mobilisation des élus à Saint-Martial en Ardèche.
Mobilisation des élus à Saint-Martial en Ardèche. © Radio FranceLouise Joyeux

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

Source de l’article : Source