
Mi-février, une jeune femme de 19 ans a été tuée par balles alors qu’elle se trouvait au volant de sa voiture en Haute-Corse. Cet assassinat commis, semble-t-il, par erreur, a secoué l’île de Beauté. Le président autonomiste du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, doit présenter jeudi « 30 mesures pour une société corse libre, apaisée et démocratique ». Mais en quoi consistent ces pistes qui seront présentées lors d’une session spéciale de l’Assemblée de Corse ? 20 Minutes fait le point pour vous.
Créer une « instance consultative » sur la mafia
La mesure principale est la création d’une « instance consultative spécifique à la lutte contre les dérives mafieuses » incluant les collectifs antimafia, dont le conseil exécutif souhaite aider la « reconnaissance d’utilité publique ». Il compte solliciter l’agence française anticorruption (AFA) pour une mission de conseil dont les conclusions seront rendues publiques.
Lutte contre la drogue
Ce rapport de 81 pages prône de « faire de la lutte contre la consommation de drogues une grande cause nationale pour la Corse ». Les élus veulent notamment créer un label « A droga inno ! » (Non à la drogue) accordé aux établissements de nuit qui signeraient une charte éthique. Il se dit aussi favorable à un projet de loi adopté en première lecture à l’Assemblée nationale en janvier sur les restrictions de la vente de protoxyde d’azote.
« Corsiser » l’institution judiciaire
Le rapport appelle à « reconstruire le lien de confiance entre les Corses et l’institution judiciaire ». Reprenant les fondamentaux de la lutte nationaliste corse, il recommande « la reconnaissance officielle du conflit politique […] entre la Corse et l’Etat », accusant « l’institution judiciaire [d’avoir] été directement partie prenante de ce conflit ».
Il réclame aussi « une autonomie synonyme d’un partenariat loyal entre l’Etat et la Collectivité de Corse » et de « mettre fin à la « décorsisation » des emplois de magistrats et de fonctionnaires ».
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Pointant les « risques de dérives attentatoires aux droits de la défense », il exprime son opposition à plusieurs mesures de la proposition de loi transpartisane contre le narcotrafic adoptée par le Sénat en février, mesures chères aux collectifs antimafia insulaires : élargissement du statut de repenti aux crimes de sang, confiscation obligatoire des avoirs criminels, création d’un Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco). Il souhaite que l’Assemblée de Corse soit consultée sur « tout projet de réforme comportant des dispositions spécifiques relatives à la Corse, y compris en matière d’organisation des services de police ou de justice ».
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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