« Sale arabe » : l’adjointe au maire de Perpignan découvre un tag raciste dans son bureau et dépose plainte pour harcèlement

, « Sale arabe » : l’adjointe au maire de Perpignan découvre un tag raciste dans son bureau et dépose plainte pour harcèlement

L’élue perpignanaise était encore sous le coup de l’émotion ce mercredi 26 février 2025 quelques heures après avoir trouvé ce message d’intimidation. Un nouvel épisode symptomatique semble-t-il d’une ambiance délétère depuis plusieurs semaines.

Qui a bien pu faire ça ? La question reste encore en suspens. Mais les faits, eux, sont bien là, circulant à la vitesse de l’éclair dans Perpignan.

Ce mercredi matin, en arrivant dans son bureau situé dans une annexe de la Loge de Mer, Soraya Laurago, adjointe chargée de l’urbanisme au maire RN Louis Aliot, a eu le choc de découvrir les mots « Sale arabe » inscrits sur les murs. Un message particulièrement violent, mais aussi l’agression de trop pour l’élue qui, bien que très émue, a décidé de ne pas laisser passer.

Dans l’après-midi, elle s’est présentée aux services de police du commissariat de Perpignan afin de déposer plainte. Une procédure, non pas contre X, mais visant nommément des cadres de la municipalité, pour « harcèlement ». Car les injures liées aux origines ne seraient pas le plus important pour elle, mais ce tag ne serait qu’un nouvel acte dans une série d’ »incidents » la prenant pour cible. Et plus largement le triste reflet d’un climat tendu au sein de la mairie.

Les agents de police nationale et municipale se sont rendus sur les lieux ce mercredi pour procéder à des constatations et des prélèvements d’empreintes notamment. Tandis que des vérifications sont effectuées afin d’analyser les entrées et sorties dans les locaux de la rue Jeanne-d’Arc qui abritent aussi la mairie de quartier centre.

« C’est toujours plus, toujours plus. Et je ne suis pas la seule élue concernée »

« Ça fait deux mois environ que c’est comme ça et que ça ne va pas. C’est une accumulation de tout, un ras-le-bol et je veux que ça s’arrête », confie l’adjointe. Il y a quelques semaines, de la colle aurait été volontairement injectée dans la serrure de la porte de son bureau, l’empêchant de consulter ses dossiers. Et les réparations auraient tardé jusqu’à ce que l’information fuite sur internet. « Je n’ai pas pu y accéder pendant 15 jours. J’ai pu y retourner seulement le jour du dernier conseil municipal, le 13 février, mais on ne m’a pas rendu les clefs, donc depuis, c’est ouvert et tout le monde peut y rentrer », précise-t-elle. S’il est encore trop tôt pour relier le sabotage de la serrure à cette action d’intimidation, l’élue aurait aussi eu à subir d’autres attaques qu’elle ne souhaite pas révéler pour l’heure. Et la source des ennuis pourrait bien être interne.

« C’est toujours plus, toujours plus. Et je ne suis pas la seule élue concernée « , lâche-t-elle. « En fait, je ne comprends pas. Peut-être que l’objectif est que je démissionne. Pour l’instant, il n’en est pas question, mais il faut que je pose les choses pour pouvoir réfléchir. Moi, je veux simplement pouvoir faire ce pour quoi on a été élu et que l’on ne m’entrave pas dans l’exercice de ma délégation. »

Louis Aliot : « Un acte abject que je condamne avec la plus grande fermeté »

« Je condamne cet acte avec la plus grande fermeté et c’est, sans ambiguïté, que j’appelle à une réponse sévère de la part des autorités en charge de faire la lumière sur cette affaire » réagissait hier le maire de Perpignan Louis Aliot dans un communiqué. « Nous ne devons avoir aucune tolérance envers les actes de ce type, qui n’ont pas leur place dans notre ville et plus généralement dans notre démocratie. Je combattrai toujours ceux qui utilisent les actes de déstabilisation pour délivrer leurs messages de haine. J’apporte donc tout mon soutien à Soraya Laugaro, que j’ai évidemment appelée et immédiatement encouragée à déposer une plainte. Je veux aussi exprimer le même soutien à l’égard des agents de la direction de l’urbanisme, dont on m’a rapporté l’émotion, à laquelle je suis particulièrement sensible. »
Le maire annonce par ailleurs qu’il va « dans les plus brefs délais » formaliser un second dépôt de plainte au nom de la commune « avec l’intention de suivre l’évolution de cette affaire de très près. »
Et de révéler : « Malheureusement, nous avions déjà eu à déplorer des actes du même acabit, lorsque l’un de mes adjoints avait été visé par des insultes à caractère homophobe. Les autorités de Police avaient alors rapidement identifié le coupable. Je suis convaincu qu’il en sera de même dans cette affaire. »
En attendant ce dénouement, Louis Aliot a « chargé la police municipale et la direction des ressources humaines d’identifier toutes les mesures qu’il serait nécessaire d’adopter, dans le but d’améliorer encore davantage nos dispositifs de sécurisation des environnements de travail au sein des services municipaux ».

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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