Le gouvernement caquiste refuse de condamner la violence dans le sport

, Le gouvernement caquiste refuse de condamner la violence dans le sport

QUÉBEC — Le gouvernement caquiste a refusé mercredi de condamner la violence au hockey, à la suite de déclarations de François Legault faisant l’apologie des bagarres.

Le député libéral Enrico Ciccone, lui-même un ancien hockeyeur reconnu comme un bagarreur dans la Ligue nationale, a déposé une motion qui reconnaissait les «effets néfastes et délétères» de la violence et des bagarres dans le sport, mais les élus de la Coalition avenir Québec (CAQ) ont refusé d’en débattre.

«Je ne crois pas aux bagarres du tout», a pourtant lancé le ministre responsable des Services sociaux, Lionel Carmant, dans une brève mêlée de presse mercredi matin au parlement.

La ministre responsable du Sport, Isabelle Charest, s’est aussi exprimée contre la violence dans le sport, tandis que selon le défenseur du Canadien Arber Xhekaj, les bagarres ont «toujours leur place» au hockey.

«Quand on veut se venger d’un coup vicieux, (la bagarre) peut être une bonne idée, mais quand la partie n’est pas commencée, ce n’est pas ça, le hockey», avait écrit M. Legault en dénonçant ainsi le comportement de deux joueurs qui avaient jeté les gants dans le match Canada – États-Unis samedi au Centre Bell.

Un commentaire «honteux», a dénoncé M. Ciccone en mêlée de presse mercredi matin.

«Commentaire d’abord irrespectueux aussi envers le collègue (M. Ciccone) qui a soulevé la question, à l’Assemblée nationale, et manque de hauteur, commentaire absolument inapproprié», a également fustigé le député péquiste Pascal Pardis en mêlée de presse.

«Quiconque regardait ce match va vous dire que c’était excitant», a affirmé Arber Xhekaj, avalisant ainsi les propos du premier ministre sur la pertinence des bagarres.

«J’ai trouvé ça d’un ridicule, vraiment!» a lancé la ministre Isabelle Charest en mêlée de presse concernant ce pugilat.

«Tout le monde était debout dans les gradins», a argué le défenseur du CH.

«En tant que joueur, on est prêt à passer à travers un mur après quelque chose comme ça et à jouer pour les gars qui font ça. Je crois que ça a toujours sa place.»

La motion de M. Ciccone était appuyée par tous les autres partis d’opposition et invitait à condamner «tout propos faisant l’apologie des combats et de la violence dans le sport» amateur ou professionnel.

Elle incitait également «l’ensemble des parlementaires à tenir des propos responsables vis-à-vis de la violence dans le sport».

Le leader parlementaire adjoint de la CAQ, Mathieu Lévesque, a refusé le consentement pour débattre de la motion.

«Vous connaissez ma position sur les bagarres (….), je suis contre les bagarres», a tenu néanmoins à plaider Isabelle Charest par la suite, en rappelant qu’elle avait fait changer la réglementation pour interdire les bagarres dans la Ligue junior majeur (LHJMQ), avec l’appui du premier ministre.

Mais dans le cas de la Ligue nationale, avec des adultes professionnels, «c’est un autre sujet», a-t-elle ajouté, en expliquant ainsi que le Québec pouvait intervenir en ce qui a trait aux mineurs, mais pas aux professionnels de la LNH – or les joueurs de la LHJMQ sont de jeunes adultes.

Arber Xhekaj estime que les combats sur la glace peuvent aussi être riches en enseignement pour les jeunes.

«Ça montre aux jeunes que vous devez jouer avec intensité, a-t-il argué. Je pense que les combats sont plus en hausse dans le hockey qu’en baisse.»

Mme Charest n’a pas répondu à la question concernant son refus d’appuyer la motion libérale.

M. Ciccone a rappelé que des joueurs se sont même suicidés, notamment Chris Simons et Todd Ewen, ou vivent avec des séquelles comme des encéphalopathies.

«Chaque matin, je me lève puis je me demande: ah! j’ai oublié quelque chose le matin, est-ce que c’est ça? J’en ai eu cinq, six, sept. Ça me touche énormément quand j’entends mon chef d’État dire que les bagarres, c’est correct, puis tu peux te venger avec un coup de poing sur la gueule. Ça me peine énormément pour nos jeunes.»

Pascal Paradis a également renchéri en laissant entendre que les bagarres appartiennent à une époque révolue.

«Sembler faire l’apologie de la violence, on est en 2025, on est dans une époque où on est préoccupé par les commotions cérébrales, où on veut mettre fin à ce genre de comportement chez nos jeunes, mais ça commence par l’exemple qui est donné par les professionnels.»

Mardi, des journalistes ont rapporté que, à la période de questions, le premier ministre a lancé hors micro que M. Ciccone n’aurait pas eu de carrière sans les bagarres.

La remarque a heurté le député libéral, qui se voit maintenant comme un «apôtre de la non-violence», selon ses mots.

«Ça prouve qu’à l’âge de 54 ans, je dois démontrer que je suis une personne intelligente et que je suis une personne qui est capable de défendre les gens», a-t-il conclu.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

Source de l’article : Source