Environ 200 personnes ont répondu à l’appel à manifestation contre les violences grandissantes, lancé par l’artiste King Tafari. Elles se sont rassemblées devant la préfecture à Saint-Denis, ce samedi 8 février, malgré les fortes pluies. Le collectif organisateur appelait à une manifestation pacifiste.
• Publié le 8 février 2025 à 17h55, mis à jour le 9 février 2025 à 15h04
La pluie n’a pas découragé plusieurs centaines de Réunionnais à venir se rassembler devant la préfecture à Saint-Denis, ce samedi 8 février. Environ 200 personnes ont répondu à l’appel à manifestation de l’artiste King Tafari contre l’insécurité grandissante sur l’île.
Regardez le reportage de Réunion la 1ère :
Des centaines de personnes manifestent contre les violences de bandes à Saint-Denis
« Nou peu pas rest’ dans la peur », alerte l’artiste King Tafari.
Ce rassemblement est à l’initiative de King Tafari, du collectif Les Lions de Bourbon. Une manifestation pour dire stop à la délinquance. Les discours s’enchaînent devant la préfecture.
Il y a des enfants qui ont peur d’aller à l’école par peur de se faire taper, pareil pour nos gramounes qui ont peur d’acheter une baguette !
King Tafari, organisateur de l’événement
Samuel vit dans les hauts de Saint-Paul mais il se devait d’être là : « On est sous la pluie, l’orage, mais nout ti péi va mal, la faute vient de l’Etat, li divise anou », lance le manifestant. Marie Paule se dit « triste, car ça devient dur. On n’est pas en sécurité, tout le monde doit agir pour qu’on retrouve une sérénité », ajoute la gramoune.
Deux semaines après le rassemblement du collectif Stop délinquance rapatriée à La Réunion à Saint-Denis, cette manifestation, placée sous le signe de la paix et de l’unité, se voulait ouverte à tous.
Ecoutez le reportage de Réunion la 1ère :
Un message que relaie Samuel.« On se bat entre nous, il faut continuer à être pacifiste, sans violence. Mi trouv ça dommage que nou mett la faute su une seule communauté », pense le manifestant.
Notre combat est contre la délinquance, contre une minorité qui a déconné, un groupe de gens et non les Mahorais. L’Etat lé pas kapab de réprimander, régler la situation !
Samuel, manifestant
Tout le monde à droit à la parole, « nou entend pas zot kozer d’habitude, personne i écoute a zot », affirme King Tafari. Le nombre de manifestants « prouve que le peup’ Réyoné lé fatigué de toutes ces injustices, nou na marre! », ajoute l’artiste.
Le collectif demande aux élus réunionnais d’agir face à ces faits de violences en bandes. « Je suis contente de ce rassemblement, les élus nous ont trop lâchés », s’écrie une manifestante.
Le plan anti-bandes présenté par le préfet ne convainc pas les manifestants. « Tout le temps on annonce des mesures mais ça n’avance pas, j’espère que là ça va avancer », souffle l’un d’eux.
King Tafari « donne un mois aux politiques pour agir », dit-il. Il change de ton et exige « qu’ils se bougent pour régler ce problème de violences, sinon le peuple Réunionnais le fera à leur place ». L’artiste évoque ‘l’immigration des personnes violentes. Ban marmailles là lé livré à zot mèm », déclare King Tafari, en colère. Pour lui, l’Etat français doit prendre ses responsabilités.
La principale revendication reste la délinquance mais la vie chère, les injustices et l’accès au logement ont également été évoqués cet après-midi.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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