Meurthe-et-Moselle Insultes racistes sur les réseaux sociaux : un élu d’Errouville dans le viseur

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La Juventus dans le sang

Une chose est sûre cependant, l’homme est un fervent supporter de la Juventus de Turin. « Il est fanatique de cette équipe », reconnaît Roger Faust. « À tel point que je n’organisais jamais de réunion du conseil municipal les soirs de match, car je savais qu’il serait absent. » L’édile pense que les propos tenus, s’ils sont établis, ont un lien avec l’état d’esprit ultra qui règne dans le foot.

Du côté de l’employeur situé au Luxembourg, une mesure conservatoire aurait été prise à l’encontre de l’employé. « Il a été mis en disponibilité », révèle le maire d’Errouville. Dans un communiqué, la société affirme avoir lancé une enquête interne. « Dans l’attente des conclusions, nous appelons au respect de la présomption d’innocence et à la responsabilité dans les échanges en ligne. »

Une plainte déposée

Du côté des élus de la communauté de communes de Cœur de Pays-Haut, le président, Daniel Matergia se sent pris en otage par cette affaire. « On me demande d’agir, mais tant que les investigations ne sont pas terminées, c’est difficile pour moi de me prononcer. S’il s’avère que ce monsieur est l’auteur de ces propos racistes, cela méritera un signalement auprès du procureur de la République. Je suis assez légaliste. » Cependant, M. Matergia avoue ne pas connaître l’adjoint d’Errouville. « Il est membre de commissions, mais il n’est jamais venu siéger. Tout comme le maire d’ailleurs qui a toujours été un fervent opposant de l’intercommunalité ».

Contacté, le commissaire Sébastien Emé, patron de la police du Pays-Haut , confirme qu’une plainte pour harcèlement et menaces de mort a été déposée auprès de ces services par l’intéressé. Sur l’enquête, il se refuse à tout commentaire.

CDCL : Un Bouclier pour nos Élus

L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.

CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.

Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.

Engagez-vous avec CDCL

Pour en savoir plus sur les actions de CDCL et sur la manière dont cette association contribue à protéger nos élus, nous vous encourageons à visiter leur site web.

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