Agression physique et insultes au volant : « cette fois, je porte plainte », réagit ce maire-taxi de Gironde

, Agression physique et insultes au volant : « cette fois, je porte plainte », réagit ce maire-taxi de Gironde

Le maire de Saint-Pierre-d’Aurillac, près de Langon, est un habitué du volant. Ce chauffeur de taxi parcourt en moyenne 40 000 kilomètres par an. « Cela m’arrive de me faire insulter par des énervés, mais cette fois, c’est allé trop loin. »

Sur le même sujet

Mercredi 8 janvier, Stéphane Denoyelle dépose un client à Saint-Macaire et se rend dans sa mairie de Saint-Pierre-d’Aurillac où une réunion est programmée à 9 h 30. « J’entre dans le bourg et me cale à 30 km/h pour ne pas dépasser la vitesse autorisée. Je vois dans le rétroviseur un camion utilitaire débouler. Il me double en plein bourg. Je lui fais des appels de phare pour lui signaler le danger. Il y a déjà eu des accidents à cet endroit. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous avons installé fin 2024 des feux récompenses pour lutter contre les excès de vitesse. »

Le conducteur en tort, visiblement très pressé, est au volant d’un véhicule de livraison. Il déconnecte et pile devant le taxi. Il sort de son utilitaire pour s’expliquer en plein milieu de la RD 1113. « Il m’a claqué ma portière dessus alors que je voulais sortir. Je lui ai dit de faire attention, de se calmer. Je lui ai dit que j’étais le maire de la commune, que la limitation était à 30 km/h. » Le chauffard insulte copieusement le maire. « Peine perdue, menaces, insultes, bousculade, outrages en tout genre et il repart », témoigne l’élu dans un message posté sur Facebook.

« Trop, c’est trop »

« Trop, c’est trop ! J’ai relevé la plaque pour porter plainte. Pas tant pour moi mais pour tous les habitants du bourg qui ont le droit de vivre en sécurité et n’ont pas à subir la délinquance routière d’une minorité qui ne respecte plus rien. Je ne lâcherai pas ! » L’édile n’a pas été blessé. Il a porté plainte dans la foulée. La gendarmerie est à la recherche du chauffard. Plusieurs maires et administrés ont apporté leur soutien à l’intéressé.

« Si je ne lui avais pas dit que j’étais maire, il m’aurait peut-être porté des coups plus violents », avance l’élu qui dénonce au passage le sabotage des feux récompenses, installés en novembre dernier. « Ils ont été mis hors service le soir du réveillon. Il va falloir les réparer. »

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

Consultez également la source de cet article : Article source.