JO : pas de CRS sur les plages de Gironde cet été, les élus inquiets pour la sécurité

« Il n’y en a encore que pour les Parisiens ! En plus, nos plages sont très dangereuses. » Amparo, grande habituée de la plage du Porge l’été, ne décolère pas de l’absence annoncée des quatre CRS qui y assurent habituellement la sécurité dans l’eau et sur le sable. Réquisitionnés pour les Jeux olympiques, la quarantaine de policiers maîtres-nageurs sauveteurs affectés chaque année à la surveillance du littoral médocain seront en effet absents cet été. « Nous avons un très fort risque de baïnes, il risque d’y avoir encore plus de noyés », s’inquiète aussi Jean-Pierre, lui-même ancien maître-nageur sauveteur.

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« Et les CRS ont un pouvoir de police », rappelle-t-il. « Ils peuvent obliger les gens à sortir de l’eau, les maîtres-nageurs civils ne peuvent pas ». C’est également ce qui inquiète Anne-Sophie Orliange, adjointe en charge du tourisme à la maire du Porge. « Nous avons de plus en plus d’agressions sexuelles, parfois en zone de baignade. Un CRS peut interpeller les agresseurs, un maître-nageur classique non », rappelle-t-elle. « Qu’est-ce qui va se passer face à ce genre de problématique ? Nous avons bien une police municipale, mais elle n’a pas les mêmes prérogatives, et elle est affectée au village. »

Des embauches supplémentaires à prévoir

Autre problème que pose cette réquisition : les mairies devront embaucher sur leurs propres deniers des maîtres nageurs-sauveteurs supplémentaires pour compenser l’absence des CRS. Au Porge, 12 personnes seront embauchées cette année, soit « un doublement de la masse salariale« , souligne Anne-Sophie Orliange. À Carcans, quatre maîtres-nageurs devront être embauchés en plus, pour compléter l’équipe de 17 personnes. « Ça représente un surcoût de 30.000 euros, soit 10% de plus que d’habitude », constate Serge Capdevielle, adjoint à la sécurité.

Les deux élus regrettent l’absence d’aide de l’État. « On nous enlève du monde, sans solution. On doit se débrouiller », regrette Serge Capdevielle. « Nous élus locaux sommes souvent en première ligne face à ces problématiques, et l’État ne propose pas de solution », ajoute Anne-Sophie Orliange. « Peut-être que si les épreuves de surf avaient eu lieu en Gironde, on aurait pu garder nos CRS ! »

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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