
Yannick Guénard, maire de Berzème, une petite commune ardéchoise de 160 habitants, est victime de harcèlement par un ou plusieurs corbeaux. Il vient d’annoncer sa démission, après avoir passé quatre ans et demi à la tête de la mairie de Berzème.
Le maire de Berzème reçoit des lettres anonymes truffées d’insultes et de menaces de mort depuis quatre ans et demi, selon France 3. Après plusieurs années de harcèlement, il vient de jeter l’éponge en ce début janvier 2025.
Le ou les corbeaux reprochent notamment au maire de Berzème de ne pas être un Ardéchois pur et dur. « On me dit que je suis « un étranger »[…] « retourne en Savoie », on ne veut pas de toi ici », avait-il confié, il y a plus d’un an à France 3 Ardèche. « On vit en 2025, les gens qui viennent d’un autre département ne sont plus des étrangers », s’indigne une habitante.
Le corbeau toujours introuvable
Les insultes envers le maire se sont rapidement transformées en menaces de mort. Le véhicule de Yannick Guénard, a été vandalisé, ses pneus ont été crevés, une roue de sa voiture sabotée et son chien empoisonné, d’après France 3. Il a également reçu des balles dans la boîte aux lettres de la mairie.
En juin 2023, les menaces ont commencé à toucher d’autres membres de sa famille, dont son fils. Le maire a donc décidé d’agir en portant plainte. Le ou les auteurs de ces agissements restent introuvables à ce jour.
Une forte solidarité entre les élus
Dans le département, huit maires ont déposé plainte en 2024 pour des agressions et autres intimidations. Le maire du Teil, Olivier Peverelli, trouve que la situation s’est aggravée ces derniers temps. Il reçoit régulièrement des appels d’élus menacés ou en détresse. Il explique que « beaucoup d’autres se sont fait insulter dans leur mandat et ont laissé passer. »
En signe de soutien au maire, les membres du conseil municipal ont également démissionné. « Tous sont solidaires du maire », a expliqué une habitante de Berzème à France 3. Les Berzemois vont devoir reprendre le chemin des urnes pour élire un nouveau maire.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
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