
Après une matinée de visite du Premier ministre François Bayrou et de cinq ministres, les attentes des élus mahorais restent fortes, 16 jours après le passage du cyclone Chido. Un plan pour rebâtir le département doit être annoncé d’ici la fin de la journée.
Cette matinée de visite du Premier ministre François Bayrou et de cinq ministres à Mayotte laisse pour le moment les élus mahorais dans l’attente d’annonces. À l’usine de dessalement de Petite-Terre, au collège de Kawéni 2 et à l’hôpital de campagne à Cavani, les premières séquences de cette journée étaient consacrées au constat. « On attend le concret, et on jugera après« , explique Madi Madi Souf, le maire de Pamandzi et président de l’association des maires de Mayotte. « La situation est vraiment catastrophique, il faut qu’il y ait des solutions. Il a écouté les techniciens, maintenant c’est à lui de porter les réponses qu’il faut.«
« Aujourd’hui, Mayotte manque de tout« , renchérit le sénateur Saïd Omar Oili. « Il va falloir répondre rapidement à cette demande, satisfaire les besoins des gens. En dix jours, un Mahorais a reçu en moyenne seulement une bouteille d’eau. Il faut accélérer les choses. » Si pour la députée Estelle Youssouffa il est important que le Premier ministre puisse constater sur place, « mieux vaut tard que jamais« , elle doute de la prise de conscience du gouvernement.
« Il y avait déjà des problèmes structurels avant le cyclone, on était sous-équipés. Maintenant on a un tel niveau de destruction« , explique la députée. « Pas sûr qu’ils aient pris la mesure de l’ampleur des dégâts et du travail qu’il va falloir fournir. » Au-delà de la remise en service des services essentiels, elle appelle à « reconstruire Mayotte correctement, à hauteur de nos besoins, de manière cohérente et juste. »
Pour le maire de Mamoudzou, Ambdilwahedou Soumaila, « c’est l’heure de l’action. » Son cheval de bataille est désormais l’interdiction des bidonvilles. « Je lui ai demandé de regarder là-bas« , explique le maire de Mamoudzou en désignant les cases en tôle dans les hauteurs de Kawéni. « C’est un cimetière à ciel ouvert, et nous avons une responsabilité collective d’empêcher les gens de faire les mêmes erreurs. » Selon l’édile, « il serait criminel de ne pas arrêter les gens, de laisser continuer les bidonvilles, car des cyclones on va en avoir d’autres. » Symboliquement, la ville de Mamoudzou a pris une délibération pour demander au gouvernement d’interdire la construction de quartiers informels. Le Premier ministre, François Bayrou, a déjà marqué son scepticisme face à cette proposition.
Autre enjeu pour le maire du chef-lieu : « permettre aux enfants de revenir à l’école, même en mode dégradé. » La municipalité a déjà prévu d’évacuer l’ensemble de ces centres d’hébergement d’urgence à compter du 1er janvier, notamment pour libérer les établissements scolaires qui ont subi des dégâts avec le cyclone et les pillages. « Nous demandons à ce que l’ensemble des forces puissent sécuriser matin, midi et soir la reconstruction, car sinon il y aura encore des pillages et ça n’aura servi à rien. »
Des séries de rencontres sont prévues avec les forces de l’ordre, le milieu économique, agricole et les élus locaux. Le Premier ministre François Bayrou a déjà promis qu’il annoncerait d’ici la fin de la journée un plan baptisé « Mayotte debout » pour répondre à l’urgence et rebâtir le territoire d’ici deux ans.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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