« Après un jugement que je considère comme injuste et excessif, j’ai décidé de faire appel« . Patrick Vilhem, le désormais ex-maire de Pouillon, a pris la plume ce lundi pour rédiger un communiqué de presse et expliquer pourquoi il fait appel de sa condamnation.
Le 12 décembre dernier, le tribunal judiciaire de Dax l’avait condamné, suite à une audience fleuve, à deux ans de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité avec exécution provisoire de la peine. Cela signifie que, malgré son appel, Patrick Vilhem ne peut pas redevenir maire de Pouillon. D’ailleurs, ce lundi soir, un conseil municipal exceptionnel est convoqué à Pouillon pour élire le nouveau maire de la commune.
« Patrick Vilhem : pourquoi je fais appel »
Patrick Vilhem, depuis le début de l’affaire en 2021, était resté silencieux dans la presse. Ses axes de défense n’avaient été exprimés que lors de l’audience de cette fin d’année. Cette fois, dans un texte intitulé « Patrick Vilhem : pourquoi je fais appel », l’ex-maire de Pouillon s’explique.
« Le jugement a retenu des maladresses verbales comme preuve de harcèlement, en les isolant de leur contexte et en ignorant l’absence d’intention malveillante de ma part », écrit Patrick Vilhem dans son communiqué, avant de poursuivre : « Des conflits interpersonnels au travail et des tensions politiques ont été, à mon sens, transformés en scandales sexuels dans un climat d’émulation collective alimenté par le contexte post-#MeToo. »
Patrick Vilhem demande donc à la justice de réexaminer ces accusations pour obtenir, selon lui, « une qualification juste des faits », afin que « les accusations portées soient examinées sous un prisme impartial et rigoureux, et non à travers le prisme de polémiques médiatiques ou d’instrumentalisations politiques ».
Le communiqué dans son intégralité :
« Après un jugement que je considère comme injuste et excessif, j’ai décidé de faire appel. Ce choix repose sur trois principes essentiels : la recherche de la vérité, la défense d’une justice équitable, et la protection des valeurs fondamentales de notre démocratie.
Depuis trois ans, ma présomption d’innocence a été bafouée par une médiatisation qui a pris des allures de condamnation publique. Cette période a été marquée par un déferlement d’accusations et d’interprétations que je conteste fermement. Des conflits interpersonnels au travail et des tensions politiques ont été, à mon sens, transformés en scandales sexuels dans un climat d’émulation collective alimenté par le contexte post-#MeToo. Il est de mon devoir, pour moi-même mais aussi pour ma famille et mes concitoyens, de rétablir une qualification juste des faits.
Le jugement a retenu des maladresses verbales comme preuve de harcèlement, en les isolant de leur contexte et en ignorant l’absence d’intention malveillante de ma part. Je le regrette profondément si certains de mes propos ont blessé ou heurté, mais je persiste à dire qu’ils ne sauraient constituer des délits méritant une telle sanction.
Depuis mon élection en 2014, je me suis pleinement investi pour ma commune et mes administrés. Les citoyens de Pouillon m’ont renouvelé leur confiance en 2020, en m’élisant dès le premier tour. Je considère qu’il est de leur droit, comme du mien, que les accusations portées soient examinées sous un prisme impartial et rigoureux, et non à travers le prisme de polémiques médiatiques ou d’instrumentalisations politiques.
Je tiens à réaffirmer ici ma solidarité envers toutes les femmes victimes de violences. Ces combats sont légitimes et essentiels. Mais il est tout aussi vital de distinguer les véritables atteintes de comportements mal interprétés, afin que justice soit rendue de manière juste et mesurée.
Après trois ans de silence, l’appel que je porte aujourd’hui est celui d’un homme qui, bien que blessé, croit encore en la justice et refuse de voir sa dignité et celle de sa famille effacées sans une lutte pour la vérité. »
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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