Un adolescent tué lors d’une rixe : affrontements entre bandes rivales, agresseurs « en fuite », couteau découvert… ce que l’on sait du drame

l’essentiel Un adolescent a été tué par arme blanche ce mardi matin devant un lycée parisien lors d’une rixe entre bandes rivales. Circonstances du drame, auteurs en fuite, enquête… Voici ce que l’on sait.

Drame à Paris : un adolescent a été tué par arme blanche ce mardi 17 décembre au matin devant le lycée Rodin, situé dans le XIIIe arrondissement de la capitale. Selon les premiers éléments de l’enquête, sa mort est survenue sur fond de rixes entre bandes rivales. Voici ce que l’on sait.

Les faits

Les faits se sont déroulés peu après 8 heures à proximité de l’établissement scolaire lors d’une rixe. À l’arrivée des policiers, un mineur « se trouvait en arrêt cardio-respiratoire […] présentant des blessures à la tête « , a expliqué le parquet, précisant qu’un « couteau avait été découvert à proximité de lui ».

« En dépit des tentatives de réanimation du Samu », le décès de l’adolescent a « été constaté à 9h15 », a-t-il précisé.

En fin de matinée, la rue devant l’établissement était bouclée par les forces de l’ordre, a constaté une journaliste de l’AFP.

Le lycée Rodin, situé dans le XIIIe arrondissement de Paris, où le drame a eu lieu.
Le lycée Rodin, situé dans le XIIIe arrondissement de Paris, où le drame a eu lieu. AFP – STEPHANE DE SAKUTIN

La plupart des élèves étaient déjà entrés dans l’établissement au moment des faits, a précisé le maire du XIIIe, Jérôme Coumet, présent sur place.

Une personne interpellée

Un participant à l’altercation a été interpellé, a indiqué une source policière, précisant que les protagonistes avaient également fait usage de gaz lacrymogène et que l’arme du meurtre, un couteau, avait été jetée dans la cour du collège-lycée.

L’enquête requalifiée en assassinat

D’abord ouverte pour meurtre, l’enquête a été requalifiée durant la journée en « assassinat », soit un meurtre avec préméditation, a indiqué le parquet de Paris.

Des motivations encore floues

La victime « habitait un département voisin, était scolarisée dans un département voisin » et « pour l’instant, on ne comprend pas la localisation de ce drame » parce qu’ »il n’y avait pas de signes avant-coureurs dans les établissements du secteur qui auraient pu nous mettre en éveil », a souligné le maire devant la presse.

« Moi ça fait longtemps que je tourne ici, ici il a déjà eu quelques bagarres. Mais celle-là, c’est la pire qui a été enregistrée », témoigne auprès de l’AFP Adam Gharsallah, 18 ans, habitant du quartier. « C’est un meurtre quoi. »

« Ce matin, il a dû dire au revoir à ses parents. Je me mets à la place de ses parents, je suis tellement triste là », soupire Émile, 16 ans. « C’est chaud parce que c’est mon lycée, c’est à côté de chez moi, je viens depuis que je suis petit, ça me fait un truc ».

Une cellule d’écoute mise en place

Une cellule d’écoute a été mise en place au sein de l’établissement, a annoncé à l’AFP le rectorat de Paris, indiquant être « dans une phase d’évaluation de la situation sur le plan sécuritaire et psychologique des établissements du quartier ».

Les rixes entre bandes, un phénomène en progression

Entre 2022 et 2023, les rixes entre bandes rivales ont progressé de 10 % dans l’agglomération parisienne, atteignant 413 faits contre 375, selon les éléments communiqués par la préfecture de police de Paris. Il y a eu quatre décès en 2023 contre trois en 2022.

Le nombre de blessés a augmenté de 26 % et celui de l’utilisation d’une arme (de toute nature) a progressé de 22,5 % entre 2022 et 2023.

Plusieurs mineurs ont été grièvement blessés ou tués lors de ces affrontements entre bandes rivales. Mi-octobre, Meissane, 16 ans, a été poignardé à mort à 900 mètres de son lycée à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

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Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

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