
Un ex-élu du Rhône s’est enfui en Algérie.
Il avait été condamné à 10 ans de réclusion criminelles.
Il était accusé de viol, d’agressions et de harcèlement sexuel.
Sommaire
Le mandat d’arrêt international émis contre l’ex-élu devra désormais passer par des discussions diplomatiques. Un mandat d’arrêt a été délivré contre Morad Aggoun, un ex-élu de Vaulx-en-Velin (Rhône) accusé de viol, agressions et harcèlement sexuels sur trois secrétaires municipales. L’homme de 52 ans a fui en Algérie avant son procès en appel. Il laisse une nouvelle fois ses victimes face à un sentiment d’injustice.
Dix ans de réclusion
Condamné en première instance à Lyon en septembre 2023 à dix ans de réclusion criminelle, Morad Aggoun ne s’est pas présenté à son procès en appel, qui s’est ouvert jeudi 4 décembre devant la cour d’assises de la Loire à Saint- Étienne. L’homme, qui était libre sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire, a été contrôlé à Almeria, dans le sud de l’Espagne, dans la nuit de mardi à mercredi. Selon ses avocats, il a ensuite embarqué sur un bateau à destination d’Oran, en Algérie.
Absence de l’accusé
À l’ouverture de l’audience vendredi 6 décembre, la présidente de la cour a demandé aux avocats de l’accusé s’ils avaient des nouvelles de leur client. Leur réponse s’est limitée à un simple « non ». Le procès a été maintenu malgré l’absence de l’accusé.
L’avocat de deux des trois secrétaires victimes a fermement condamné cette fuite : « Cette attitude est lâche et absolument méprisante pour les victimes et pour la justice. »
Lors de son procès initial, Morad Aggoun avait reconnu en partie les faits, bien que ses avocats avaient plaidé l’acquittement. Ils avaient affirmé que les relations entretenues avec les trois employées, sur lesquelles il exerçait une autorité hiérarchique, étaient consenties. La cour avait rejeté cette thèse et condamné l’ex-élu à dix ans de réclusion criminelle.
L’accusé avait effectué quatre mois de détention provisoire avant sa condamnation, suivis de trois mois de prison. Cependant, il avait été remis en liberté dans l’attente de son procès en appel.
Mandat d’arrêt international
Cette affaire met également en lumière les difficultés de coopération internationale, notamment avec l’Algérie, qui n’extrade pas ses ressortissants vers la France. Pour les parties civiles, l’évasion de Morad Aggoun est un nouveau coup dur, s’ajoutant à la douleur des victimes et à leur quête de justice.
Le mandat d’arrêt international émis contre l’ex-élu devra désormais passer par des discussions diplomatiques, laissant planer des doutes sur la possibilité de le ramener devant la justice française.
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Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
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