« Je ne voulais pas laisser passer ça » : le maire de Janville-en-Beauce explique pourquoi il a porté plainte contre l’un de ses administrés

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Le 11 juillet 2024, le maire de Janville-en-Beauce, Stéphane Maguet, s’était rendu dans les locaux de la brigade de gendarmerie, situés dans sa commune, au sud-est de l’Eure-et-Loir, pour porter plainte contre l’un de ses administrés.

« Une plainte pour outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique », précise-t-on du côté de la gendarmerie d’Eure-et-Loir.

Stéphane Maguet explique avoir » été réveillé, vers 4 heures, par des cris et du bruit » au cours de la nuit du 10 au 11 juillet 2024.

« Je réside dans le centre-ville. Je suis allé voir ce qu’il se passait dehors. Plusieurs personnes s’invectivaient. J’ai assisté à un début de bagarre entre des adultes qui habitent dans le centre de la commune », décrit le maire, qui est aussi président de l’association des maires ruraux d’Eure-et-Loir. « Des gendarmes rentraient de patrouille et leur ont demandé de rejoindre leur domicile, après avoir dressé des amendes pour tapage nocturne. »

« Ne pas laisser passer ça »

Le retour au calme a été de courte durée, selon le maire :

« Une demi-heure plus tard, ça a recommencé. Des gens hurlaient dans la rue. J’ai ouvert mes volets pour leur dire de cesser. Ils savaient que je suis le maire. Un individu a commencé à me dire, ‘ce n’est pas toi qui décides, je vais mettre le feu à ta maison’. Il menaçait de revenir. »

L’édile a alors décidé de « ne pas laisser passer ça », dit-il. « Je n’avais jamais porté plainte, en tant que maire, auparavant. »

Stéphane Maguet sera assisté d’un avocat, le 19 novembre 2025, lorsque l’affaire sera jugée devant le tribunal judiciaire de Chartres.

Jeudi 28 novembre, le conseil municipal a voté une délibération lui accordant la protection fonctionnelle. Un Janvillois de 24 ans a été renvoyé devant les juges pour outrage à personne dépositaire de l’autorité publique.

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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