
Conseil départemental de la Gironde ce lundi 25 novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes : une centaine de personnes se sont réunies pour suivre une matinée spéciale, notamment la restitution d’une enquête sur « les femmes victimes de violences en situation de handicap en Nouvelle-Aquitaine ». Dans la salle, quasiment que des femmes. Tout un symbole. Président PS du Conseil départemental, Jean-Luc Gleyze le déplore amèrement à la tribune : « Il faudrait plus d’hommes dans la salle, la lutte doit aussi passer par les hommes, ne pas être portée que par les femmes. » Pour ce lundi, c’est loupé.
Cette étude conduite par la sociologue Johanna Dagorn, que dit-elle ? « Être une femme et avoir un handicap est une double vulnérabilité. Une femme atteinte d’un handicap est quatre fois plus susceptible de subir des violences », explique Amélie Bosset-Audoit, conseillère départementale déléguée à l’égalité. Trois cents personnes ont répondu à un questionnaire détaillé, en partenariat avec le CHU de Bordeaux. Les femmes handicapées sont particulièrement exposées, affirme la sociologue : « Elles subissent deux fois plus d’agressions incestueuses pendant l’enfance. 90 % évoquent des violences verbales et psychologiques, 50 % des violences graves, viol ou prostitution. »
« Indignez-vous »
Selon le témoignage d’une femme handicapée, « on rencontre parfois la violence au sein même des institutions qui sont censées s’occuper des femmes handicapées ». Psychologue à l’Esat de Pessac Alouette, Pascale Belloc témoigne « de violences très répandues. Les femmes en Esat sont très vulnérables, avec des traumas qui se répètent depuis l’enfance. » Un constat a été dressé : « Toute la société doit être sensibilisée au-delà des institutions spécialisées », note Marie-Françoise Raybaud, directrice du Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) de Gironde.
En fin de matinée, des gerbes ont été déposées au pied de la plaque d’hommage aux victimes de féminicides, sur la dalle de Mériadeck. Les noms de 120 femmes tuées depuis le début de l’année 2024 ont été lus par plusieurs associations. « L’image de l’agresseur n’est pas celle que l’on croit, a déclaré Jean-Luc Gleyze, 91 % des femmes victimes de violences sexuelles connaissent leur agresseur. »
Tous les élus ont insisté sur la nécessité d’éduquer les jeunes générations, dès le plus jeune âge. Selon Catherine La Dune, l’impact du procès Pélicot sur la société est considérable. Elle interpelle les hommes : « Vous, nos frères, nos amis, nos compagnons, nos maris, nos collègues, exprimez-vous, indignez-vous, osez vous remettre en question. Ne pensez pas que c’est un problème seulement de femmes, qui ne vous concernerait pas. »
Convention
Le préfet Etienne Guyot a signé une convention ce lundi sur le transport des victimes de violences conjugales, en partenariat avec l’association pour l’accueil des femmes en difficulté (Apafed) et deux syndicats de taxis. Elle facilitera le transport de victimes de violences, avec ou sans enfants, pour leurs démarches ou une mise à l’abri. Déjà actif dans la métropole de Bordeaux, le dispositif est désormais étendu à tout le département.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
Source de l’article : Source
