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Cette fois, ils ont choisi d’interpréter Résiste : Ne sois pas dans la liste d’après la chanson Résiste de France Gall. Les élus des Yvelines sortent un nouveau clip, ce lundi 25 novembre 2024, pour réaffirmer leur engagement contre les violences faites aux femmes. Le clip a une nouvelle fois été enregistré gracieusement à La Chouette, à Cernay-la-Ville. Pour la mise en musique et le tournage, les élus ont pu s’appuyer sur Tony Bastian, Kévin Taurin et Florian Pinard.
Vingt-deux élues avaient commencé en mai 2023 en interprétant leurs propres paroles sur la mélodie de Cœur de Clara Luciani. Leurs homologues masculins avaient à leur tour donné de la voix sur l’air de I’ll Stand by You remis au goût du jour par la trilogie cinématographique, Le Cœur des hommes. Un clip qui était sorti le 8 mars à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes.
Ce troisième clip réunit au-delà de l’association des maires ruraux des Yvelines. On peut y apercevoir notamment des élues du Département et de la Région. Mais aussi des élus qui n’adhèrent pas au dispositif ÉRRÉ mais ont un délégué.
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Aider la parole à se libérer
Pour ce troisième clip, rien d’étonnant à ce que les hommes et femmes élus se soient rassemblés. Le clip est sorti ce lundi 25 novembre 2024 à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, instituée depuis 1999.
« Ce clip est une façon plus visible pour nous de prendre la parole, d’affirmer notre positionnement », indique Claire Chéret, maire de Cernay-la-Ville. L’objectif de la vidéo est aussi de rappeler la possibilité pour les victimes de s’adresser aux élus.
« Les femmes viennent plus facilement nous voir ou l’évoquent devant quelqu’un qui en parlera à un élu. Mais c’est encore insuffisant. Il nous arrive d’apprendre des situations un peu par hasard », poursuit-elle.
Dans les communes rurales, le maire ou l’élu municipal apparaît comme un interlocuteur rassurant. Les victimes peuvent aussi se rapprocher du camion itinérant l’Étincelle, dispositif départemental, qui sillonne les Yvelines. Au sein du camion, un travailleur social, entre autres, répond aux besoins.
« Les femmes ont souvent peur d’aller à la gendarmerie. Pour elles c’est un dépôt de plainte et ça s’arrête là alors que ce n’est pas le cas. »
Ce clip témoigne aussi du maillage des communes rurales des Yvelines. Tous les adhérents au dispositif ÉRRÉ – Élu Rural Relais de l’Égalité ont été formés à accueillir la parole. Ce qu’il faut dire, comment le dire et comment réagir. « Vers qui se tourner, quelles sont les procédures, comment répondre au besoin d’urgence » font partie des outils dont ils sont dotés.
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Parler, et après ?
Dans les Yvelines, les victimes peuvent être relogées de manière urgente si c’est nécessaire. « Passer par les élus, c’est une logique de prise en charge globale. Nous pouvons parler du relogement, des enfants mais aussi faire une mise en relation avec une association » ajoute l’édile. Des actions qui sont aussi menées à la gendarmerie.
Par ailleurs, cinq logements d’urgence doivent voir le jour dans le Sud-Yvelines, au sein de Rambouillet Territoires. L’Agglo s’est engagée à prendre en charge les travaux nécessaires. Si les logements ont été identifiés, ils ne seront mis en service quand les élus pourront « s’adosser à une association car les victimes ne peuvent rester seules dans un logement sans accompagnement ». Des contacts avec des associations sont en cours.
Un accompagnement dans le temps
Pour l’instant, quand il faut reloger « en urgence absolue, on a une place à Rambouillet », indique Claire Chéret. Les élus travaillent en réseau et peuvent d’aider à trouver une solution. Si aucune place ne venait à être disponible, les élus peuvent s’appuyer sur « les services sociaux de Rambouillet ou du Département ». Et la maire de Cernay-la-Ville de pointer : « Jusqu’ici, nous avons toujours réussi à trouver une solution ».
Mais la victime peut douter, faire marche arrière. Et c’est normal comme le souligne la maire de Cernay-la-Ville.
« Une femme victime de violence va partir neuf fois avant de partir pour de bon la dixième. Cela fait partie du processus. Les choses prennent du temps. Il faut un accompagnement dans le temps et ne jamais lâcher, sans jugement ».
Dans les Yvelines, 30 communes rurales ont un référent ERRE.
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Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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