Violences intrafamiliales : « Pour certains, les cartes sont tronquées dès la naissance

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Cette hausse du nombre de procédures, Marie-Pierre Lamour, sous-préfète de Saint-Jean-d’Angély et référente de la lutte contre les violences sexistes, sexuelles et conjugales dans le département, l’explique pour partie par la poursuite de la libération de la parole. Une voie s’est ouverte et c’est dans une véritable course de fond que la société s’est engagée.

Autour du 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, une trentaine d’actions sont organisées en Charente-Maritime : à Saint-Jean-d’Angély, Royan, Saintes, Rochefort, La Rochelle, Montguyon, etc. Plusieurs d’entre elles sont référencées sur le site de la préfecture.

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Intensifier l’action

Le 9 février dernier à Jonzac, le préfet a réaffirmé sa volonté d’intensifier les actions et dispositifs visant à prévenir et à lutter contre les violences intrafamiliales. Brice Blondel en a fait une de ses trois grandes priorités. « Il a impulsé une nouvelle dynamique, il y croit beaucoup », assure Marie-Pierre Lamour.

La magistrate en détachement a entamé, au mois de juin, une tournée de sensibilisation des élus avec la Maison de protection des familles et les intervenants sociaux en commissariat et gendarmerie. Ces urgentistes du social seront bientôt au nombre de neuf sur le territoire, contre sept en février. Jonzac vient d’être doté, le secteur de Marennes – Oléron doit l’être en 2025.

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Le centre de prise en charge des auteurs de violences dispose actuellement de six places, à Saintes et La Rochelle. Deux autres places pourraient voir prochainement le jour à Saint-Jean-d’Angély. Pour l’année en cours, l’État consacre 1,12 million d’euros à l’hébergement et au logement de victimes, ainsi que 257 000 euros au financement d’actions portées par les associations (comme le van de Tremplin 17 consacré à la cause).

La borne interactive de prévention – outil numérique unique en son genre – continue de circuler dans les clubs de sport et les collèges.

La Charente-Maritime a vu progresser le nombre de téléphones grave danger : une cinquantaine de ces dispositifs de protection est désormais à disposition quand, en 2019, on en comptait que cinq sur le ressort du parquet de La Rochelle.

Prévention

Sur les 2 705 victimes recensées depuis le début de l’année, on dénombre 1 056 femmes et 675 mineurs. Le nombre de violences sexuelles, proportionnellement au nombre d’habitants, interpelle dans les Vals de Saintonge et le Pays rochefortais.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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