
L’élu a reçu vendredi un message anonyme sur son adresse mail de l’Assemblée Nationale. «La haine. La vraie», a-t-il réagi sur X en publiant une capture d’écran du message en question.
«Tes jours sont clairement comptés.» C’est le message reçu par Julien Odoul, député du Rassemblement National de l’Yonne, le vendredi 15 novembre. L’élu a porté plainte ce lundi auprès du parquet de Sens (Yonne), a appris Le Figaro auprès de l’élu.
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Il explique avoir reçu ce mail sur son adresse électronique de l’Assemblée nationale.
«J’ai trouvé ton adresse»
«La haine. La vraie», a publié Julien Odoul dans un post X accompagné de la capture d’écran du message reçu. «Je vais t’assassiner fils de p***, j’ai trouvé ton adresse. Un petit de 15 ans que j’ai payé 25.000 euros te mettra une balle devant l’Assemblée ou chez toi […] Tes jours sont clairement comptés, je te jure», peut-on lire.
Pour l’élu, ces menaces de mort à son encontre sont récurrentes, mais «pas de ce type-là», indique-t-il au Figaro ce mardi. C’est d’ailleurs la première fois qu’un message menaçant arrive sur sa boîte électronique de l’Assemblée, assure-t-il en précisant prendre celle-ci «très au sérieux».
«Il y a un contexte assez inquiétant avec une recrudescence de violences contre les élus, ajoute Julien Odoul. C’est un message très précis, avec une volonté, un vrai acharnement… », poursuit le député qui mentionne un environnement familial différent : il est le père d’un bébé de 18 mois. «Ça oblige à être vigilant», explique-t-il.
Protection
L’élu relate également avoir sollicité un système de protection auprès de la préfecture. «C’est indispensable. On ne sait jamais qui se cache derrière, si c’est sérieux ou si ce sont juste des mots», confie le député en affirmant qu’il «compte bien que l’auteur soit retrouvé».
Julien Odoul évoque en parallèle que des menaces de morts, similaires aux siennes, ont également été envoyées à Guillaume Bigot, député RN du Territoire de Belfort. L’élu n’exclut pas qu’il puisse s’agir du même émetteur. «Les menaces de mort sont caractérisées avec des formules qui rappellent le mail que j’ai reçu», relate-t-il. «Ça ne peut pas rester impuni», a-t-il déclaré.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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