« Correspondant de presse de merde », un journaliste insulté par un maire dans l’Oise

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« Je suis une victime depuis plusieurs années ». Visé par une plainte déposée par Aymeric Bourleau, maire (LR) de Crèvecœur-le-Grand, qui l’accuse de l’avoir insulté et menacé en public, un journaliste de l’Oise se défend, expliquant être la cible d’une « chasse à l’homme ». 

Le 9 octobre dernier, dans cette ville du nord du département, le maire assiste à un évènement précédant l’ouverture du premier restaurant à l’essai des Hauts-de-France dans sa commune. C’est alors qu’il remarque la présence d’un homme qui n’était, selon l’élu, « pas invité ».

« Correspondant de presse de merde »

« Je lui ai demandé à quel titre il était présent. Il est alors entré dans une forme de réaction hystérique me demandant de dégager », nous avait raconté Aymeric Bourleau.

Mais l’individu en question, un journaliste « depuis 1986 », assure avoir bien été convié à l’évènement « afin d’écrire un article ». Il explique, anonymement, sa version des faits.

« Il est tout de suite venu vers moi pour me dire que je n’étais pas invité alors que c’est faux. Il m’a insulté de correspondant de presse de merde et a dit que je n’avais pas de carte de presse, ce qui est aussi faux », déclare le journaliste qui a travaillé pour divers journaux locaux.

Tout a basculé en juin 2021, lors du dernier concours photo de notre association, car nous avions rendu un hommage à l’ancien député Olivier Dassault dans notre magazine annuel. Aymeric Bourleau, qui était anti-Dassault, avait dit que cela ne resterait pas sans conséquence.

Le journaliste visé par un plainte
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Accusé, il porte plainte aussi

Pourtant, les deux hommes entretenaient à la base des relations cordiales. « C’est politique », résume-t-il, en confirmant que « le ton est monté ». Mais il réfute les « propos diffamatoires » qu’avait évoqués le maire.

Après cet incident, ce journaliste a décidé de porter plainte contre le maire de Crèvecœur-le-Grand, « pour harcèlement, dénonciation calomnieuse et agression ».

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« C’est arrivé à trois reprises, lorsque j’étais invité dans des entreprises pour leur ouverture », souligne-t-il. Il sera convoqué en mars 2025 au tribunal correctionnel de Beauvais.

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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

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