
Le 9 octobre était un jour très attendu à Crèvecœur-le-Grand. Élus, représentants d’Initiative Oise Ouest et partenaires s’étaient donnés rendez-vous au nouveau restaurant, qui a pu voir le jour grâce au dispositif Mon resto à l’essai. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu. Le maire Aymeric Bourleau explique ce jour-là avoir été agressé verbalement par une personne présente. Il a décidé de porter plainte.
«Il a levé le poing en me disant qu’il allait me frapper. […] Il allait en venir à la violence physique», assure-t-il. La gendarmerie de l’Oise a aussi publié sur Facebook indiquant que l’homme visé par la plainte du maire «reconnaît partiellement les faits» à l’issue de son audition.
«Je n’ai en aucun cas voulu frapper le maire»
Cet homme c’est Philippe Loranger. Journaliste et habitant de Crèvecœur. Et cela fait un moment que les ponts sont coupés entre Aymeric Bourleau et lui. Pour l’édile, il n’était pas convié à cet événement prévu entre partenaires. Ce que conteste fermement Philippe Loranger qui assure avoir été invité. Propos qu’une autre version des faits tend à confirmer. Mais de ce malentendu découle une violente dispute.
Pour Philippe Loranger, c’est le maire qui s’en est pris à lui dès que l’édile est arrivé dans le restaurant. Voulant qu’il parte sur le champs. Le ton est monté très vite. Ce qu’il s’est dit précisément entre les deux hommes n’a pas été enregistré. «Je n’ai à aucun moment voulu frapper le maire, se défend Philippe Loranger. C’est lui qui m’a cherché.» L’altercation a été longue, trois quarts d’heure d’après un témoin. Avant que Philippe Loranger ne parte finalement.
De son côté Aymeric Bourleau témoigne avoir «subi diverses insultes et propos diffamatoires. J’ai eu le droit à des gestes agressifs. […] Moi, en tant que maire, je ne pouvais pas laisser passer ça. D’où la plainte.»
Une autre plainte contre le maire
De l’autre côté Philippe Loranger n’en démord pas : «depuis deux ans je subis un harcèlement. […] Plainte a été déposée contre le maire pour harcèlement, agression verbale et dénonciation calomnieuse. À chaque fois que je viens à Crèvecœur et que le maire est là il m’agresse.» Pour la plainte initiale du maire, il sera entendu le 20 mars prochain afin de voir quelle suite judiciaire sera donnée à ces faits.
Pour le reste Aymeric Bourleau dément, assurant qu’il «ne lui adresse plus la parole depuis qu’il a menacé de mort des agents de la ville», il y a deux ans.
C’est désormais aux gendarmes de faire toute la lumière sur ce qu’il s’est passé ce 9 octobre et avant à Crèvecœur-le-Grand.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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