Agression du maire de Saint-Brieuc : nous sommes « de plus en plus exposés à des individus violents », note David Lisnard

Une agression « d’une violence glaçante ». Quelques heures après l’agression du maire de Saint-Brieuc, blessé par un homme qui l’a attaqué avec un manche de couteau dans un bar de sa ville, David Lisnard, le président de l’Association des maires de France, a réagi sur France Bleu. « On est exposé de plus en plus à des individus qui se comportent soit comme des adolescents attardés, capricieux, violents, soit à des gens un peu dérangés et qui peuvent être violents », a déploré celui qui est également maire de Cannes au micro de Wendy Bouchard.

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Dans l’émission « Ma France », David Lisnard a tenu à préciser qu’Hervé Guilhard, le maire de Saint-Brieuc, « a réagi avec beaucoup de courage parce qu’il a participé à neutraliser, à maîtriser l’agresseur ». Selon le président de l’AMF, qui s’exprimait juste après la ministre des Territoires Catherine Vautrin, cette agression est  « une attaque contre la République, mais c’est avant tout l’attaque d’un homme. C’est une réalité physique que l’on rencontre de plus en plus », a-t-il déploré. Il a également rappelé que cette réalité se « vérifie statistiquement », car « malheureusement, en trois ans, il y a eu plus de 50 % d’augmentation des agressions sur les élus, sur les maires ».

Notre uniforme, nous, on l’a tout le temps sur nous, c’est notre tronche »

La difficulté du mandat de maire est qu’il « vit parmi les habitants » et qu’il est « dépositaire d’une autorité publique ». « C’est un mandat magnifique, mais on passe notre temps à faire appliquer des règlements, à dire non, parce que c’est un mandat physique courageux. Notre uniforme, nous, on l’a tout le temps sur nous. C’est notre tronche », a poursuivi David Lisnard. Le maire est une figure connue « partout, où [qu’il] aille », a-t-il rappelé.

Au-delà de ces agressions à répétition, il a pointé un problème civique et démocratique, mais surtout le manque de sanctions envers les agresseurs selon lui. « C’est comme toutes les victimes, il faut que derrière, il y ait des vraies sanctions. Ça renvoie au délitement régalien que l’on constate en France depuis trop longtemps », déplore-t-il.

Un « délitement de la conscience des individus »

« Il y a eu des évolutions législatives positives », a-t-il admis. « C’est reconnu désormais comme circonstance aggravante de s’attaquer à un maire comme dépositaire de l’autorité publique ». Selon lui, si cela « renvoie à l’incivisme qui se développe, au délitement de la conscience des individus, à leur responsabilité dans le groupe », la faute est aussi « la réalité de la politique pénale ». David Lisnard questionne : « quelle est la réalité de l’exécution des peines, quelle est la réalité du suivi judiciaire quelle est la réalité des moyens du parquet ? Là, ça ne va plus du tout », a-t-il conclu.

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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