Les agressions à l’encontre des élus sont « inacceptables », a rappelé le préfet Alain Espinasse, pour qui il doit y avoir dépôt de plainte systématique. « La volonté des parquets est d’apporter une réponse immédiate par le biais de la comparution immédiate », a abondé Jean-Luc Lennon, procureur de Quimper, rappelant la procédure à l’encontre de l’agresseur du maire de Guengat, qui a abouti à une peine de six mois de sursis probatoire, le 11 octobre, pour des faits survenus le 6 octobre.
2 Atteintes aux biens et aux personnes en baisse
14 000 atteintes aux biens ont été recensées en 2024, soit une baisse de 4 %. « Il n’en demeure pas moins que les cambriolages sont des actes d’une grande violence, particulièrement durs à vivre », reconnaît Alain Espinasse. Idem pour les atteintes volontaires à l’intégrité physique des personnes : 6 300 faits ont été dénombrés. Le chiffre est stable par rapport à 2023. Les coups et blessures volontaires diminuent cependant de 4,5 % et les vols violents de 22 %.
3Des violences intrafamiliales toujours élevées
1 900 faits de violences intrafamiliales en 2024 : chiffre stable mais, libération de la parole oblige, toujours élevé. Elles progressent en zones périurbaines et rurales. « Ça nous occupe beaucoup », reconnaît le préfet. 40 % des procédures aboutissent au placement en garde à vue du conjoint. L’interdiction de revenir au domicile conjugal est aussi de plus en plus mise en œuvre. Les places d’hébergement d’urgence pour les victimes ont, elles, été portées à 168, contre 143 il y a deux ans.
4Interdiction de séjour pour les dealers
Occupation du terrain par des contrôles, multiplication des opérations « place nette »… Policiers et gendarmes accentuent leur présence sur le terrain. Mais les procureurs de Brest et Quimper affinent d’autres stratégies : « Les peines d’emprisonnement règlent temporairement le problème », constate Camille Miansoni, qui requiert de plus en plus des peines complémentaires d’interdiction du territoire ou de séjour, « pour qu’ils ne reviennent pas dans leur quartier. L’idée est de casser des dynamiques. Sortir le revendeur de son environnement, c’est une des manières ».
5Les consommateurs de stupéfiants aisés dans la ligne de mire
Le nombre de points de deal a été divisé par deux depuis 2022. Il en subsiste onze sur le département. Dix sont localisés à Brest ; le onzième à Quimper. À ce jour, 269 kg de cannabis, 12 kg de cocaïne, et 65 kg d’héroïne ont été saisis en 2024. « Le chantier reste, hélas, important », a ponctué Camille Miansoni, procureur de Brest. Tout en ayant recours aux amendes forfaitaires délictuelles (671 délivrées en 2024), il cible plus spécifiquement les consommateurs insérés. « Quand on paye 50 € le gramme de cocaïne, j’estime qu’on est consommateur de produit de luxe. Pour ces profils-là, on va taper au portefeuille : Ils peuvent payer 1300-1400 € d’amende ».
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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