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Lundi 22 janvier 2024 11:43 … |
1Le député du Val-de-Marne, Louis Boyard, à Paris, le 21 janvier 2023. © Benoît Tessier / REUTERS
Louis Boyard affirme avoir été insulté et menacé dans un train. Sur X, anciennement Twitter, le député insoumis dénonce un manque de soutien de la classe politique.
« Antisémite », « nazi »… Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, devenue virale ce week-end, montre le député insoumis Louis Boyard se faire prendre à partie et insulter dans un train. « Tout du long, je n’ai cherché qu’à apaiser la situation », commente-t-il dans un message posté sur X, anciennement Twitter, dimanche 21 janvier 2024. Dans la vidéo, l’élu garde son calme et appelle son interlocuteur à « rester digne ». « C’est ce qu’il y avait de mieux à faire », réagit-il.
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Si Louis Boyard assure ne pas être étonné par la publication de ces images sur les réseaux, l’élu se dit particulièrement « surpris » de « ne voir… aucune réaction ». « Aucun journaliste indigné, aucun mot de soutien de députés de la minorité présidentielle, aucun signe de la présidente de l’Assemblée nationale », dénonce l’homme politique.
« Mêmes insultes, mêmes menaces, mais pas les mêmes indignations »
« Rien d’étonnant non plus, je n’attends rien de ces gens-là », ajoute-t-il avant de mettre en parallèle son agression et celle de l’ancien candidat d’extrême droite à la présidentielle, Éric Zemmour, en mai 2020. « Mêmes insultes, mêmes menaces, mais pas les mêmes indignations », regrette l’élu. « Lui, le raciste multi-condamné aura eu le droit à leur soutien et à leur compassion […] Lui a même eu droit à un appel du président de la République ! Je n’en demande pas tant », affirme Louis Boyard.
Hier, une vidéo a été diffusée sur les réseaux sociaux. Un homme me filme, m’insulte, me menace. Tout du long, je n’ai cherché qu’à apaiser la situation. C’est ce qu’il y avait de mieux à faire.
Deux jours plus tard, voilà la vidéo sur les réseaux sociaux. Je pouvais m’y…
— Louis Boyard (@LouisBoyard) January 21, 2024
Le député du Val-de-Marne évoque ensuite son déménagement après que son adresse « a été diffusée par l’extrême droite française ». « J’ai été insulté pendant dix longues minutes sur un plateau télé pour avoir critiqué Vincent Bolloré. J’ai été suivi et mes trajets détaillés. Ma famille a été directement menacée à plusieurs reprises », raconte celui qui dénonce « un deux poids deux mesures », et une « violence symbolique » envers son « camp social ».
« Le combat politique est difficile pour chaque militante et chaque militant de notre camp. Chaque jour un seuil est franchi, on se demande quand cette montée en tension va s’arrêter », s’interroge l’élu.
Une quinzaine de parlementaires insoumis menacés de morts
Dans son long message, Louis Boyard vise aussi le ministre de l’Intérieur, qu’il accuse d’avoir menti concernant sa mise « sous protection policière », après les diverses menaces reçues à la suite de son altercation avec Cyril Hanouna. « Rien de plus faux. Je ne l’ai jamais demandé et je ne l’ai jamais vu », assure-t-il. Cette surveillance autour du domicile de l’élu avait été renforcée en février 2023, selon une information de l’AFP.
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En octobre 2023, la cheffe de file des députés insoumis, Mathilde Panot, indiquait qu’au moins « une quinzaine de parlementaires » de son groupe avaient été « menacés de mort » après les prises de position des députés LFI depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas. « Nous attendons que les autorités publiques prennent la mesure de ce qui est en train de se passer dans notre pays », avait alors alerté la députée du Val-de-Marne, soulignant « un basculement de seuil qui est inadmissible ».
Ouest-France
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