Risques pour la sécurité, paysage défiguré… Elus et habitants s’opposent au projet photovoltaïque sur le lac de Mondély

, Risques pour la sécurité, paysage défiguré… Elus et habitants s’opposent au projet photovoltaïque sur le lac de Mondély

l’essentiel Lors d’une rencontre avec les habitants de Gabre, Kamel Chibli, président du PNR, a exprimé son opposition au projet controversé d’implantation de panneaux photovoltaïques sur le lac de Mondély, suscitant de vives réactions.

Kamel Chibli, conseiller régional, président du PNR, accompagné de Mathieu Cruège, directeur du PNR, sont venus à la rencontre des habitants de Gabre et d’un certain nombre d’élus de la communauté de communes Arize-Lèze afin d’échanger autour du projet d’implantation de panneaux photovoltaïques sur le lac de Mondély.

Madame Fournié, première adjointe au maire, fait un rapide rappel de la situation qui a créé à Gabre de l’émoi, de l’inquiétude et de l’incompréhension, d’où une très forte opposition au projet qui s’est manifestée.

Ce site est classé en zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique, et fait partie du PNR. De ce fait, personne ne comprend que ces deux classifications puissent permettre l’implantation d’un projet de ce type, lequel viendrait « saccager la nature ».

De plus, le réseau routier n’est pas apte à supporter une noria de camions et de véhicules lourds, auxquels s’ajouteraient des nuisances visuelles, une dévaluation des biens immobiliers des riverains, et la possible installation d’une ZAD avec tous les désagréments et les risques pour la sécurité et le bien-être des administrés de la commune.

« Une installation industrielle qui va bouleverser la vie des riverains »

« Mais je dirais que par les nombreuses objections contre ce projet, qui est à bien des égards aberrant et néfaste, ce qui nous rassemble, c’est le sentiment de subir une sorte d’agression qui vient de la plaine, qui vient de la ville, contre un petit territoire rural et sa population, qui est attachée à son espace naturel. Cette dernière va en être frustrée par une installation industrielle qui va inévitablement défigurer le paysage et bouleverser la vie des riverains, et tout cela pour des intérêts qui ne sont pas les nôtres. Il est clair que devant cette ‘agression’, la réaction spontanée de tout le monde ici, de notre population, est une volonté de résistance de tous les instants », argumente de son côté Philippe de Robert, membre de l’association « Mondélybre ».

Une inquiétude jugée totalement légitime par Kamel Chibli qui la partage. « Nous avons cet engagement d’être au rendez-vous de la transition énergétique, mais avant de partir sur des projets pharaoniques, essayons de voir de quoi nous avons besoin sur notre territoire : lutter contre les passoires thermiques, accompagner nos agriculteurs, nos éleveurs, et les habitants, notamment pour le photovoltaïque sur les toits… Je ne suis pas opposé aux énergies renouvelables, mais pas à n’importe quel prix. Le projet de Mondély ? Il n’est pas d’aujourd’hui : cela fait deux ans qu’on en entend parler… mais je vous le dis de façon très claire, en toute sincérité, je suis totalement opposé à ce projet. Il n’amène pas quelque chose de bénéfique pour le territoire, il va impacter l’espace environnemental et son rayonnement ».

Kamel Chibli dit avoir bien entendu les sollicitations des Gabrais et des Gabraises ; il ajoute ne pas être contre le syndicat qu’il s’engage à rencontrer, car, dit-il, nous pouvons peut-être imaginer d’autres solutions, y compris de voir si la puissance publique peut les aider.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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