L’autofinancement et la sécurité au programme du congrès des élus d’Eure-et-Loir, à Dreux

Ce samedi 12 octobre, 500 élus se sont réunis au parc des expositions de Dreux, à l’invitation de l’AMF 28. Au centre des débats : l’autofinancement et la sécurité des maires.

Ce samedi 12 octobre, au parc des expositions de Dreux, s’est tenu le congrès de l’Association des maires et des présidents (AMF 28) des EPCI (Établissements publics de coopération intercommunale) d’Eure-et-Loir. Ce rendez-vous a lieu, chaque année, dans une ville préfecture ou une sous-préfecture du département.

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L’évènement permet d’aborder des sujets essentiels pour le développement des communes. Au moins 500 maires étaient présents, ainsi que le préfet d’Eure-et-Loir, Hervé Jonathan. 

En invité d’honneur pour ce congrès, Mathieu Darnaud, premier vice-président du Sénat et sénateur de l’Ardèche. Au cœur de cette édition, les élus ont abordé l’autofinancement des communes. Ce choix n’est pas anodin dans un contexte où les ressources, allouées par l’État, représentent environ la moitié du budget de ces collectivités locales. « 40 % en Eure-et-Loir », a précisé d’emblée Pierre-Frédéric Billet, maire de Dreux et vice-président de l’AMF 28.

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Cette dépendance financière suscite des inquiétudes, particulièrement en période de restrictions budgétaires et de réformes fiscales. Les interventions ont été nombreuses et riches en échanges. « Heureusement qu’il y a l’État. Autrement, nous n’existerions pas », a noté Pierre-Frédéric Billet.

Motiver les élus

Mais ce dernier tempère aussi : « Un avenant demande dix-huit mois de travail à Paris. L’élu a besoin qu’on lui fasse confiance pour avancer. Sinon, il se décourage. Il faut l’autofinancement et la simplification des démarches administratives. » Applaudissements nourris dans la salle…

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Des paroles qui ont fait écho chez Joël Billard, ancien maire de Bonneval, et président de l’AMF 28 : « La complexité des procédures décourage les élus de travailler, voire de se représenter ». Alors qui ne briguera pas un autre mandat ? Dans l’assistance des maires, 9 mains se lèvent…

« Un poste de référent par mairie »

D’autres élus ont ensuite pris la parole. Comme le député de la quatrième circonscription d’Eure-et-Loir (Châteaudun), Philippe Vigier (groupe Les Démocrates), pour qui « les communes ne sont pas responsables du déficit public. »

Jean-Pierre Gorges, maire de Chartres et président de Chartres Métropole, a lui, évoqué le fait que « les ministres font le jeu de Bruxelles. L’Europe veut des métropoles. Nos communes ont l’interdiction de se développer ».

Mais pour l’élu chartrain, « l’intercommunalité va sauver les communes. À Chartres, nous avons une certaine autonomie financière. Un partenariat avec la loi le permet ». Christophe Le Dorven, président du Conseil départemental, estime quant à lui que « l’autonomie fiscale et financière est indispensable pour agir. »

, L’autofinancement et la sécurité au programme du congrès des élus d’Eure-et-Loir, à DreuxDe son côté, Mathieu Darnaud a plaidé pour la suppression du cumul des mandats. « Aujourd’hui, un parlementaire ne peut plus être maire. Je défendrai cette idée », a-t-il martelé. Pour le représentant de la Haute assemblée, « l’intercommunalité a du sens si elle répond au territoire. On doit agir avec souplesse. Il faut de la fiscalité pour les communes ».

Enfin, le préfet d’Eure-et-Loir, Hervé Jonathan, a souligné que « le Premier ministre a justement évoqué la déconcentration et la simplification, il y a quelques jours ».

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La question sensible de la sécurité des élus dans l’exercice de leur mandat a été abordée, sachant qu’à ce jour, environ 11 % des maires se sentent en insécurité en France. « Il faudrait créer un poste de référent par mairie, en lien avec les autorités judiciaires », propose Pierre-Frédéric Billet.

Le maire de Dreux a, lui, déjà déposé trois plaintes après avoir reçu des menaces. « Il faut aussi régler le problème des injures sur les réseaux sociaux quand une décision ne plaît pas ».

Le préfet a, de son côté, incité les élus insultés et harcelés à porter systématiquement plainte

Frédéric Pinchon

CDCL : Un Bouclier pour nos Élus

L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.

CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.

Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.

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