32 communes du Cher ont décidé de fermer leurs mairies ces jeudi et vendredi.

32 communes du Cher ont décidé de fermer leurs mairies ces jeudi et vendredi.
Le but : soutenir l’édile de Saint-Priest-la-Marche, dont les locaux sont fermés « jusqu’à nouvel ordre » après des faits de harcèlement, notamment.
Une initiative approuvée par les habitants, comme l’a constaté sur place le JT de TF1.

Trop, c’est trop. Ces jeudi 3 et vendredi 4 octobre, 32 mairies de la communauté de communes Berry Grand Sud sont appelées à fermer leurs portes. Une initiative qui vise à soutenir l’édile de Saint-Priest-la-Marche, dont la mairie a fermé « jusqu’à nouvel ordre » suite à des « incivilités et insultes », précise ce dernier sur Facebook (nouvelle fenêtre).

La semaine dernière encore, un tas d’herbe et de feuilles a été déposé devant l’édifice. Mais pour l’élu, Jean Giraud, c’est la provocation de trop. « Nous avons affiché ‘Stop aux incivilités’. On aurait pu ajouter ‘au secours, aidez-nous’ », montre-t-il à la caméra du JT de TF1, dans le reportage visible en tête de cet article.

Les habitants partagent cette colère et ce sentiment d’abandon

Un acte commis par un administré qui l’insulte, le harcèle par messages et par appels. Ces incivilités se multiplient dans ce village de seulement 250 habitants. « Il se trouve que cet individu devient de plus en plus violent et agressif. C’est des insultes envers moi, des cris dans la mairie. On n’est pas assez aidés, assez soutenus. Il y a quand même une certaine peur puisque la violence monte un peu crescendo », poursuit l’élu.

À 15 km de là, à Châteaumeillant, les habitants partagent cette colère et ce sentiment d’abandon (nouvelle fenêtre), et soutiennent ces fermetures de mairie. « C’est très bien qu’elles marquent le coup et ferment », acquiesce une femme, quand un homme ajoute : « Ce n’est pas normal. Un élu reste un élu, c’est un officier d’état civil qui doit être respecté. » Et une femme de compléter : « C’est un peu dommageable dans les petites campagnes, alors qu’on est en proximité et que les gens sont censés se connaitre et pouvoir dialoguer en toute sérénité. »

En France, depuis les dernières élections municipales, en 2020, 1300 maires ont déjà rendu leur écharpe. « Ce n’est pas facile. Pour la plupart, c’est du bénévolat, comme pour moi. C’est très intéressant mais on n’est pas là pour se faire insulter », fait valoir Hervé Guillemot, l’édile de Châteaumeillant.

Un appel à l’État est lancé et un rassemblement se tiendra vendredi 4 octobre pour faire entendre un peu plus la détresse de ces élus locaux.


La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : A. tassi,; A. Blettery, C. Lefeuvre

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L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.

CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.

Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.

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