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Marie-Lyne Vagner, maire de Bernay (Eure), ne s’attendait certainement pas à faire une telle rencontre rue Chanoine Porée, ce samedi 7 septembre 2024 en fin de matinée, alors qu’elle faisait visiter la ville à de nouveaux arrivants. Elle vit au niveau de l’ancien lavoir deux hommes, dont l’un, Jacques A., âgé de 65 ans, avait une bière à la main. Elle lui fit alors remarquer qu’il était interdit de consommer de l’alcool dans la rue.
« T’es qui, toi ? »
« T’es qui, toi ? », lui dit-il. « La maire de Bernay », lui répondit l’édile. Une déclinaison d’identité qui eut un effet retentissant, l’homme à la bière proférant une bordée d’injures, des très, très gros mots qu’on ne peut écrire dans cet article.
Les policiers municipaux, à qui l’homme vivant marginalement à Bernay avait déjà eu à faire, ont eu aussi droit à des noms d’oiseaux. Pire encore, à l’échelle des infractions, le sexagénaire finissait par menacer Marie-Lyne Vagner en ces termes : « fais attention que je ne te descende pas ».
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Embarqué par les gendarmes et placé en garde à vue, l’homme a ensuite été déféré au parquet d’Évreux et jugé en comparution immédiate, ce mardi 24 septembre.
Déjà condamné en août dernier
Il ne s’y montra guère coopératif.
« Vous êtes retraité de quelle profession ? » lui demanda le président d’audience. « De ce que j’ai fait », lui répondit celui qui exerça la profession de déménageur.
Et son passé ne plaida pas en sa faveur. Bien connu des gendarmes, Jacques A. a récemment – le 13 août dernier – été condamné à 4 mois de « prison ferme », avec aménagement sous forme de bracelet électronique, pour des faits similaires, commis à l’encontre des forces de l’ordre. Une peine qu’il n’a semble-t-il pas exécutée, sa situation étant « compliquée » (il a récemment été expulsé de son logement).
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Ce 24 septembre au tribunal correctionnel d’Évreux, la procureure a requis de la prison ferme pour le prévenu. Son avocate a estimé que la prison « abîmerait » encore davantage son client, qui devrait se résoudre à accepter des soins pour en finir avec son addiction à l’alcool. Maître Céline Gruau a demandé une peine aménageable.
Les juges ont finalement condamné Jacques A. à deux mois de prison, mais sous forme de peine aménagée, c’est-à-dire le port du bracelet électronique… à domicile. Néanmoins vu la situation de l’intéressé, un séjour en prison n’est pas exclu.
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