Violences conjugales : en Haute Gironde, l’association Le Palais des Louves fait le plein de demandes d’aides

, Violences conjugales : en Haute Gironde, l’association Le Palais des Louves fait le plein de demandes d’aides

« On pensait doucement mettre en place notre activité mais on n’en a pas eu le loisir », constate Chloé Roueau, la fondatrice et directrice de la structure d’aide aux victimes de violences conjugales, Le Palais des Louves. Depuis le 2 septembre, date de l’ouverture des bureaux à Saint-Ciers-sur-Gironde, la jeune femme et Angélique Billet, l’éducatrice spécialisée, n’ont en effet guère eu le temps de chômer. « Dès le premier jour, nous avons reçu deux bénéficiaires, puis trois autres personnes nous ont été envoyées par les travailleurs sociaux », poursuit Chloé Roueau (1).

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Parmi les trois, chose assez rare, un homme, victime de mauvais traitements par sa compagne et que le Relais familial de Bordeaux a préféré éloigné de son domicile pour venir trouver un soutien et de l’écoute. « Apparemment, toutes ses compagnes ont été comme ça, mais c’est un monsieur qui est dans le déni, il a du mal à reconnaître qu’il est une victime. » Il existe un point commun, selon Chloé Roueau, entre celui et celles qui ont poussé la porte du Palais des Louves. « Tous m’ont dit : « ici, on a l’impression qu’on nous croit ». A priori, d’autres divers professionnels n’ont donc pas cru leurs paroles », déplore Chloé Roueau. Comme si, au-delà, des grandes déclarations d’intention faisant de la lutte contre ses violences intrafamiliales une grande cause nationale, la prise de conscience était encore loin d’être générale.

Demandes

« L’avantage est que l’on accompagne qui on veut, ce qui n’est pas forcément le cas des grosses structures », commente la directrice. Un accompagnement global : à Angélique Billet, l’accueil et la prise en charge dans le cheminement matériel et administratif ; à Chloé Roueau, la partie thérapie, « une thérapie gratuite et non limitée dans le temps ; le temps est souvent long pour sortir du trauma ». Une thérapie qui passe, entre autres par le corps (thérapie sensorimotrice), source d’information dans le traitement des traumas. Chloé Roueau a déjà eu l’occasion d’expliquer que le corps se souvient des traumas et qu’il faut le rebooster en premier avant d’aborder le trauma lui-même. « Ce qui m’a surpris depuis notre ouverture et que toutes les personnes reçues ont accepté la thérapie, alors qu’il n’y a pas d’obligation ; c’est vraiment un complément de l’accompagnement que nous proposons ». La preuve d’un vrai besoin.

Lors de l’inauguration des locaux, la semaine passée, une soixantaine de personnes étaient présentes. Notamment, un certain nombre d’élus, à côté de ceux de la Communauté de communes de l’Estuaire, partenaires depuis le début. « Des représentants du Grand Cubzaguais sont venus nous voir pour nous dire qu’il fallait qu’on vienne sur leur territoire. Ce n’était pas l’impression qu’on avait pourtant eue lors de premiers échanges », sourit Chloé Roueau. D’autres, comme trois avocats pénalistes, ont proposé leur aide bénévole.

L’intégration et la visibilité sont donc rapides. « À ce rythme-là, on va peut-être devoir recruter rapidement une autre éducatrice. » Et le seul appartement d’hébergement à l’heure actuelle disponible à Étauliers est loin d’être suffisant. « Il est déjà réservé pour une dame qui est en ce moment à l’hôpital à cause des coups reçus. Il faut 89 000 euros pour remettre l’autre logement en état, on le financera quand on pourra, pour cela je réponds à des appels à projets », relate Chloé Roueau. Laquelle fonde des espoirs sur le projet de logements sociaux à Saint-Girons où quatre appartements pourraient être mis à disposition. À noter que l’association a aussi été sollicitée pour intervenir au collège de Saint-Ciers-sur-Gironde : « Le comportement d’élèves peut traduire des violences intrafamiliales ».

(1) Contact : 70 avenue de la République à Saint-Ciers. Tél. : 09 73 35 50 92.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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