L’agression du maire de Saint-Brieuc Hervé Guihard, ce jeudi, suscite beaucoup d’émotion, en particulier chez les élus locaux alors que ces derniers pointent, depuis déjà plusieurs années, l’insécurité ambiante autour de leurs fonctions. En tant que président de l’Association des maires de France (AMF), le maire de Cannes (Alpes Maritimes), David Lisnard, a adressé, à la mi-journée, un message téléphonique au premier magistrat briochin. « J’ai exprimé comme il se doit mon soutien au maire », confie le Cannois au Télégramme, soulignant le courage dont son homologue breton a fait preuve. « Il aurait pu y rester. »
Au-delà de l’événement du jour, le patron de l’AMF rappelle que les agressions à l’encontre des élus ont progressé de 50 % en deux ans. Et souligne que, sous son action et celle de son prédécesseur, François Baroin, ex-président de l’AMF, la notion de circonstances aggravantes est désormais prise en compte par la justice en cas d’agression dans l’exercice de leurs fonctions. Une évolution découlant directement de la mort du maire de Signes (Var), Jean-Mathieu Michel, tué alors qu’il voulait empêcher une camionnette de jeter des gravats sur le territoire de sa commune.
« Qu’est-ce qu’il fait dehors ? »
« En tant que maire, on est un habitant parmi les habitants. Je ne demande donc pas un privilège. En revanche, le fait d’être agressé parce qu’on est dépositaire de l’autorité publique, cela traduit une montée des comportements inciviques, avec des citoyens qui se comportent comme des consommateurs dans l’espace public. »
En complément de la réponse éducative à apporter, « qui prendra des années », David Lisnard appelle parallèlement l’État à assumer sa mission. « Il faut qu’il y ait une exécution de la peine derrière. À Saint-Brieuc, l’individu qui a agressé le maire s’était déjà fait remarquer. Qu’est-ce qu’il fait dehors ? », s’interroge le président de l’AMF.
Le maire de Bordeaux demande la réunion d’une cellule ad hoc
Autre réaction, celle de Pierre Hurmic, maire de Bordeaux, et président du Forum français pour la sécurité urbaine (FFSU). Le FFSU est un organisme qui a été créé, en 1992, par le député socialiste Gilbert Bonnemaison. Il réunit une centaine de collectivités territoriales et urbaines. Le FFSU a organisé, les 18 et 19 juin derniers, à Rennes, la septième édition des Assises de la sécurité des territoires. Plus de 200 acteurs locaux y étaient réunis pour porter les enjeux prioritaires de sécurité urbaine et participer à l’élaboration de politiques aux niveaux national et européen.
« Ce matin, Hervé Guihard, maire de Saint-Brieuc, membre du Forum français de sécurité urbaine FFSU, que je préside, a été violemment agressé, écrit Pierre Hurmic. Je tiens tout d’abord à lui faire part de tout mon soutien et de celui de tous les membres du FFSU. Nous condamnons cet acte particulièrement violent qui s’en prend à un élu de la République. »
« La montée en puissance des agressions d’élus, en hausse de 15 %, en 2023, témoigne des risques encourus par les élus de proximité, en l’espèce un maire particulièrement engagé au quotidien sur le vivre-ensemble et la prévention de toutes les violences. Le FFSU, qui participe aux travaux du Centre d’analyse et de lutte contre les atteintes aux élus (Calae) demande que cette cellule survive au remaniement ministériel, soit renforcée et rapidement réunie. »
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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