Agression d’un élu : le suspect visé par un mandat d’arrestation

L’homme soupçonné d’avoir lancé une brique dans le pare-brise de la camionnette du maire de Saint-Paul-de-Montminy, Alain Talbot, fait l’objet d’un mandat d’arrestation.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales a confirmé à Radio-Canada mardi qu’un mandat avait été lancé contre Nicolas David lundi.

L’homme de 40 ans, qui réside à Saint-Paul-de-Montminy, dans la MRC de Montmagny, pourrait faire face à des accusations d’agression armée et de méfait.

Incident filmé

Nicolas David est soupçonné d’être l’auteur de l’agression perpétrée samedi matin contre le maire Alain Talbot.

Dans une vidéo filmée par le maire lui-même depuis l’intérieur de sa camionnette, on aperçoit un individu projeter violemment une brique dans le pare-brise du véhicule, le faisant voler en éclats.

Une brique devant un pare-brise brisé.

Même si des éclats de verre sont tombés sur lui, Alain Talbot affirme ne pas avoir subi de blessures lors de l’attaque.

Photo : Fournie par la MRC de Montmagny

Quand je l’ai aperçu, juste à le voir marcher, je savais que ça ne fonctionnait pas. Ça fait que j’ai continué à avancer, mais là, je voyais de plus en plus que ça ne fonctionnait pas. C’est pour ça que j’ai sorti mon cellulaire puis que j’ai filmé. Je n’aurais jamais pensé que ça se passerait comme ça, mais ça s’est passé comme ça, raconte M. Talbot en entrevue.

Il affirme que ce n’est pas la première fois qu’il a maille à partir avec le suspect. Le maire raconte qu’un juge a même émis une ordonnance de type 810 pour interdire à Nicolas David de l’approcher.

Ça dure depuis 2017

L’élu laisse entendre que les agissements du suspect découlent des relations troubles que ce dernier entretiendrait avec son administration.

Il reste à Saint-Paul depuis 2017. Ça dure depuis 2017, ces histoires-là. Ça fait qu’on le connaît bien. C’est sûr que venant de la Municipalité, il demande des permis, il demande des choses puis [quand ça ne fonctionne pas à son goût] c’est toujours la faute du maire, relate Alain Talbot.

Le maire reconnaît à ses citoyens le droit d’exprimer leur désaccord avec les décisions de la Municipalité, mais pas de là à tolérer le recours à la violence.

Le maire de Saint-Paul-de-Montminy, Alain Talbot.2:41

Le maire de Saint-Paul-de-Montminy, Alain Talbot, a été secoué par les événements de samedi.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Bussière

Il y a des gens qui ne sont pas contents, puis on comprend ça, on essaie de faire de notre mieux, mais on comprend ça. Qu’ils nous disent leur façon de penser [c’est une chose] mais il faut quand même rester respectueux. Là, ça dépasse le respect. Ça ne fonctionne pas. Ça ne fonctionne pas pantoute, insiste M. Talbot.

La ministre préoccupée

L’agression dont il a été victime a été vivement dénoncée par la classe politique, notamment par la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, qui a parlé d’une situation préoccupante et totalement inacceptable.

Alain Talbot a porté plainte auprès de la Sûreté du Québec (SQ). Le corps policier mentionne qu’aucun suspect n’a été arrêté en lien avec l’agression de samedi.

La SQ ne précise pas si Nicolas David fait l’objet de recherches. Elle se limite à souligner que la présence policière a été accrue à Saint-Paul-de-Montminy.

Avec la collaboration d’Audrey Paris, de Guylaine Bussière et d’Émilie Warren (CBC)

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

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