Fusillade à Saint-Laurent-du-Maroni : après le braquage mortel, les élus au chevet de la victime hospitalisée

Au lendemain de la fusillade mortelle dans le quartier des Vampires, Mickle Papayo, premier adjoint au maire, accompagné de plusieurs élus, s’est rendu à l’hôpital le mercredi 11 septembre, pour soutenir Roméo Dompig, blessé lors du braquage. D’autres commerçants agressés récemment ont aussi reçu une visite.

La victime du braquage, Roméo Dompig, est toujours hospitalisée au centre hospitalier de l’Ouest Guyanais, après l’échange de tirs ayant conduit à la mort d’un des agresseurs.

Blessé lors d’un échange de tirs avec des braqueurs, Roméo Dompig, habitant du quartier des Vampires à Saint-Laurent-du-Maroni, est toujours hospitalisé. Selon nos sources proches du service médical, les jours de la victime ne sont pas en danger, mais son état reste tout de même grave à ce jour. Mercredi matin, il a reçu la visite du premier adjoint au maire, accompagné de plusieurs élus, venus lui apporter leur soutien. Le premier adjoint a précisé que cette visite avait pour but d’apporter un soutien inconditionnel, tout en soulignant qu’il était important de se concentrer avant tout sur la victime, sans aborder les aspects plus sensibles liés au drame.

“Il va de mieux en mieux, et nous avons pu échanger quelques mots”, a indiqué Mickle Papayo à l’issue de la visite. Le premier adjoint a également rappelé que la violence grandissante dans la ville concerne l’ensemble de la population, y compris les élus.

Mickle Papayo, premier adjoint au maire de Saint-Laurent-du-Maroni

Moi-même, j’ai fait l’objet d’agressions dernièrement, mais nous sommes ici pour continuer à soutenir notre population et répondre à cette montée de l’insécurité

a-t-il ajouté.

Les élus échangent avec Anne dans son restaurant, l’un des commerces touchés par la recrudescence de la violence.

Les élus ont également rencontré Anne, gérante d’un restaurant asiatique en centre-ville. Une employée avait été agressée il y a quelques mois, avec une arme pointée à la tête, et plus récemment, l’un de ses clients a été attaqué dans son établissement.

Anne, gérante du restaurant asiatique agressée, partage son témoignage lors de la visite des élus.

Le soutien des élus fait plaisir, mais l’insécurité est toujours là, malgré les caméras qu’on a installées après l’agression. Elles n’ont rien changé

a-t-elle expliqué.

Parmi les autres visites effectuées par la délégation municipale figure celle du gérant d’un magasin de téléphonie, victime d’un braquage il y a une dizaine de jours. Cet événement avait profondément marqué la population. Cette initiative des élus vise à soutenir l’ensemble des commerçants touchés par la recrudescence des violences.

Mickle Papayo, premier adjoint au maire de Saint-Laurent-du-Maroni, lors de sa visite aux victimes d’agressions récentes.

Bien que la sécurité publique soit une compétence régalienne, Mickle Papayo a indiqué qu’une réunion d’urgence avec les services de l’État et les forces de l’ordre a été demandée pour évaluer les solutions à envisager face à cette situation préoccupante.

Le libre service « 8 à Huit », l’un des nombreux établissements souvent braqué

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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