
Ancien gendarme à la retraite, Michel Velghe a créé son club de self-défense basé sur la discipline du krav-maga à Lempaut dans le sud du Tarn en 2020. Déplorant les violences que subissent les élus locaux, il a décidé de leur proposer un stage pour apprendre à gérer leur stress et les situations délicates face à des gens virulents.
« Vous savez qu’il y a eu une augmentation de 30% des agressions d’élus locaux l’an dernier », signale, dépité, Michel Velghe. C’est ce triste constat qui a incité ce président et instructeur de l’association SDK Lempaut 81 à proposer un stage de self-défense spécialement pour les élus locaux du Tarn le samedi 10 février de 14h30 à 17 heures.
En tant qu’ancien officier de gendarmerie à la retraite depuis 2015, Serge Velghe est d’autant plus affligé par « cette agressivité permanente » qui touche la société en général mais en particulier « les élus et les forces de l’ordre qui étaient respectés avant ». Il a donc envie d’apporter sa contribution à sa manière.
Cet adepte des sports de combat, qu’il a pratiqués durant toute sa carrière militaire, a créé en 2020 son club de self-défense krav-maga (SDK) à Lempaut où il réside. Il compte aujourd’hui pas moins de 70 licenciés qui viennent de tout le sud du Tarn « jusqu’à Brassac » précise-t-il pas peu fier d’avoir « 50% de femmes » et une quinzaine d’enfants parmi ses membres. Il assure ses cours tous les 15 jours à la salle des fêtes de Lempaut, une séance le mardi soir pour les plus jeunes, et deux séances le mercredi, une dédiée aux débutants et l’autre aux confirmés.
Sans parler des stages que le coach organise régulièrement sur des thématiques, comme ceux réservés aux femmes, ou avec la présence d’experts de la discipline du krav-maga, méthode de combat qui met l’accent sur les techniques d’autodéfense et de contre-attaque. Développée en Israël à partir de l’expérience militaire, elle s’est étendue à des usages civils et est devenue « l’un des sports de combat les plus pratiqués » selon Michel Velghe.
Déjà une quinzaine d’inscrits
Son expérience, son savoir-faire et des tarifs attractifs font la recette de son succès. « J’apprends à mes élèves cette discipline de combat basée sur des techniques d’autodéfense tout en respectant le cadre légal de la légitime défense », ajoute l’ancien gendarme de 63 ans qui « constate malheureusement que les élus locaux sont de plus en plus victimes d’agressions verbales voire physiques de la part d’individus non respectueux de l’autorité ».
Il a alors parlé à quelques maires de sa connaissance de cette idée de leur dédier un stage. Et ils l’ont tous encouragé à aller au bout de sa démarche. Michel Verghe s’est donc fendu d’un courrier et d’un flyer qu’il a déposés dans de nombreuses mairies et qu’il a envoyés à l’association des maires du Tarn pour diffuser l’information au plus grand nombre d’élus tarnais. « Je n’ai pas la prétention d’en faire des combattants mais de leur apporter les bases afin de gérer le stress, avoir les bonnes attitudes, les bons réflexes et des techniques de défense afin de sortir de certaines situations délicates face à quelqu’un de virulent ou violent, explique-t-il. Il ne faut pas avoir un niveau excellent. C’est un sport approprié à tout le monde. »
« On n’est pas des punching-balls »
Une quinzaine d’élus et secrétaires de mairie « souvent en première ligne des gens mécontents » sont déjà inscrits. Le maire de Lempaut participera à ce stage. Et pas uniquement pour faire plaisir à l’un de ses administrés. Car comme de nombreux élus, Jean-Eric Myrthe constate et subi cette agressivité ambiante. « Les gens sont à fleur de peau et à la moindre chose, cela peut dégénérer et déborder. Et on n’est pas des punching-balls, explique l’élu qui affirme que ce stage est « une très bonne initiative ». Tout le monde ne sait pas se défendre et le krav-maga est un bon sport pour savoir le faire et se contrôler. » Et même si en tant qu’ancien militaire il a « quelques restes », Jean-Eric Myrthe profitera de cet après-midi pour se remettre à niveau.
Il reste encore des places pour participer à ce stage. Pour s’inscrire contacter Michel Velghe au 06.13.01.83.02.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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