Tunisie – 16 agressions contre des journalistes durant le mois d’août




Au cours du mois d’août dernier, l’Unité de surveillance du Syndicat national des journalistes a enregistré 16 agressions contre des journalistes sur 20 notifications de cas reçues par le biais de communications directes de journalistes victimes ou de témoins oculaires ou grâce à la surveillance de l’environnement de travail journalistique et au suivi du contenu et de l’évolution des médias, sur les réseaux sociaux.

Au cours du dernier mois de juillet, l’unité avait enregistré 20 attaques sur 25 cas notifiés.

Selon le rapport mensuel de l’unité publié lundi par le syndicat, les agressions comprenaient 3 cas de harcèlement, 3 cas de rétention d’informations et 3 cas d’interdiction de travail.

Deux cas d’incitation, deux cas d’agression physique, deux attaques verbales et des interférences dans le montage ont été enregistrés dans un cas.

Toutes ces attaques se sont produites dans l’espace réel à 14 reprises et dans l’espace virtuel à deux reprises. La direction des institutions médiatiques et les supporters des associations sportives à 3 reprises, chacun d’eux et l’autorité Le Conseil Suprême Indépendant pour les Elections, les élus locaux et les institutions publiques à deux reprises chacun, le Président de la République, les ministères, les personnels de sécurité et les artistes, dans une seule attaque chacun, selon le rapport.

 Le SNJT a recommandé à la Présidence de la République de se distancier de toute ingérence dans la libéralisation des institutions médiatiques, qu’elles soient publiques ou privées, et de respecter les principes d’indépendance des médias vis-à-vis du pouvoir exécutif, d’autant plus que le Président de la République détient le statut de candidat à la présidentielle.

Le SNJT a appelé la Présidence du Gouvernement à obliger ses administrations à respecter le droit des journalistes d’obtenir et d’accéder à l’information et à cesser d’appliquer tous les mémorandums qui entravent ce droit au sein de l’administration tunisienne, et le ministère de l’Intérieur à apporter toutes les garanties aux journalistes, d’exercer leur travail dans un environnement sûr sans être exposé à aucune violence ou prévention qui entrave leurs fonctions journalistiques lors des élections, d’activer le partenariat avec le Syndicat dans le domaine de la coordination sur le terrain pour assurer la sécurité et la sûreté des journalistes.

Il a également appelé la Haute Autorité indépendante pour les élections à annuler immédiatement les décisions de retrait et de refus d’accréditation qu’elle avait prises à l’encontre de journalistes et de médias, à respecter le droit des journalistes à la critique constructive et à cesser d’envoyer des notifications dans les dossiers liés à des critiques du travail de l’autorité et de sa gestion du processus électoral, et à offrir toutes les garanties pour la liberté des journalistes et respecter le droit des journalistes d’obtenir des informations sur le processus électoral.




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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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