Compiègne : Benjamin Oury, conseiller municipal, insulte la police municipale mais nie les faits

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Benjamin Oury, conseiller municipal de Compiègne, vice-président de l’agglomération de la région de Compiègne, nie avoir eu un comportement inadéquat devant les policiers municipaux suite à une série d’infractions routières.

Benjamin Oury est un des conseillers municipaux les plus estimés de la ville de Compiègne (Oise). Grand et distingué, lunettes d’intellectuel, un brin ombrageux, on ne s’attendait pas à le retrouver dans la rubrique des «élus-qui-se-croient-au-dessus-des-lois-qui-parlent-avec-mépris-aux-agents-de-la-maréchaussée-quand-ils-sont-en-faute-et-qui-auraient-mieux-fait-de-baisser-la-tête-en-disant-je-vous-demande-pardon-monsieur-l’agent-je-ne-recommencerai-plus».

Bien sous tous rapports

A la ville de Compiègne, Benjamin Oury est chargé de l’urbanisme et des grands projets. Il fait partie des successeurs possibles de Philippe Marini à la mairie de la cité impériale. Il est également vice-président de l’agglomération de la région de Compiègne (ARC) en charge de l’urbanisme et des relations avec le monde agricole. C’est que Benjamin Oury est également exploitant agricole, notamment à La Villeneuve-sous-Thury. Ingénieur des arts et métiers, il a notamment été directeur chez le logisticien Faure et Machet, poste qu’il a quitté rapidement en 2021.

Trois infractions en trois secondes

Toujours est-il que ce vendredi 30 août 2024, en milieu d’après-midi, Benjamin Oury est garé avec son véhicule Volvo XC60, dans le mauvais sens de la circulation, devant le numéro 3 de la place de l’Hôtel de Ville. Quittant son emplacement, il franchit la ligne blanche pour se remettre dans le bon sens de circulation. Mais comme il y a du monde, il n’arrive pas à s’insérer et se place en double file.

Il effectue sa manœuvre sous les yeux des policiers municipaux médusés qui décident d’intervenir parce que trois infractions successives, c’est un peu beaucoup pour un seul homme.

Marini fera sauter le PV

Ils interceptent le contrevenant et c’est à partir de cet instant que les policiers municipaux dénoncent des propos humiliants et insultants.
D’abord, patelin, il plaide «je suis conseiller municipal, vous allez faire preuve d’indulgence», puis s’emporte rapidement quand les policiers lui les dangers encourus par ces manquements au code de la route. Il affirme qu’il ne gênait personne avant d’être contrôlé et lance : «C’est vous, le problème… Vous pouvez verbaliser, Marini fera sauter le PV.» 
Hélas, cette époque est révolue, si tant est qu’elle ait existé. Les contraventions partent directement à Nanterre. Elles n’atterrissent plus sur le bureau du maire ou de l’adjoint à la sécurité. On peut le regretter, mais dans ce monde, tout s’accélère…  C’est 135€ et un retrait de trois points.
A la fin de l’intervention enregistrée par caméra, l’élu refuse de signer. C’est son droit et cela ne change rien à la procédure.

C’est tout faux

«Il vous faut trois cerveaux pour me verbaliser, ajoute l’élu. On n’en restera pas là.»

Il va jusqu’à regretter les efforts consentis pour les agents. «Et après, on me demande des moyens supplémentaires pour le budget de la police, ajoutait-t-il. C’est vous qui gênez. Vous bloquez la circulation.» Avant de repartir avec sa contravention.

Appelé mardi sur son téléphone, Benjamin Oury s’exclame : «C’est tout faux. Comment savez-vous tout ça ? Qui vous l’a dit ? Je nie tout.»

CDCL : Un Bouclier pour nos Élus

L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.

CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.

Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.

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