Jugée pour avoir outragé et violenté le maire de Lasbordes (Lauragais) : « C’est vrai que je l’ai poussé, mais pas pour être violente

, Jugée pour avoir outragé et violenté le maire de Lasbordes (Lauragais) : « C’est vrai que je l’ai poussé, mais pas pour être violente

Ce jeudi 22 août, une Marnaise de 25 ans a été jugée en comparution immédiate pour répondre d’outrage et de violence sans incapacité en récidive, à l’encontre du maire de la commune de Lasbordes (Lauragais) Jean-Pierre Quaglieri. Les faits reprochés remontent au 19 août dernier.

Six mois de prison assorti d’un sursis probatoire renforcé pour une période de deux ans, avec des obligations de suivre des soins psychologiques, d’indemniser la victime et d’accomplir un stage de citoyenneté à ses frais dans un délai de six mois. Mais aussi l’interdiction d’entrer en contact avec la victime. C’est la peine à laquelle une jeune femme de 25 ans a été condamnée ce jeudi après-midi, dans le cadre d’une plainte déposée par le maire de Lasbordes (Lauragais), Jean-Pierre Quaglieri. L’homme, qui est maire de cette commune proche de Castelnaudary depuis 2008, est aujourd’hui âgé de 62 ans.

En état de récidive pour les violences.

À l’issue de sa garde à vue, c’est sous escorte des gendarmes chauriens que Romane est arrivée devant le tribunal de Carcassonne pour son jugement en comparution immédiate. Native de Châlons-en-Champagne (Marne) et âgée de 25 ans, elle avait à répondre d’« outrage » et de « violence sur un élu sans incapacité, en récidive », après avoir été condamnée le 30 avril dernier à 6 mois de prison avec sursis pour des faits de violence avec usage d’une arme (une barre de fer, Ndlr), ayant entraîné une incapacité inférieure à huit jours. Cette fois-là, elle avait été jugée selon la procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).

Pour les faits qui nous préoccupent aujourd’hui, il faut se reporter au lundi 19 août à Lasbordes. Ce jour-là, c’est aux alentours de 18 h 45 que le ton avait commencé à monter dans la rue circulaire, située au cœur de la commune. L’altercation opposait alors la prévenue avec un riverain du secteur, car la voiture de madame était au beau milieu de la chaussée. En clair, elle gênait la circulation. Dès cet instant, la prévenue a commencé à s’énerver en insultant l’autre automobiliste. Selon la jeune femme, elle aurait été menacée de mort. Attiré par les hurlements de l’altercation, le maire de la commune, Jean-Pierre Quaglieri, est ainsi arrivé sur place en demandant ce qu’il se passait. Plutôt que de calmer la situation, ça a eu le don d’énerver la prévenue qui est devenue hystérique. Une vraie furie, selon des témoins. Elle s’est alors mise à insulter le maire : « Tu me casses les c… ; Va te faire en… ; Je t’em… » Puis l’a bousculé en lui faisant tomber son portable et ses lunettes, avant de lui cracher derrière la tête. La scène a été filmée par la vidéosurveillance.

Il m’a clairement humiliée devant la personne qui m’a menacée de mort.

Devant le tribunal, Romane a reconnu les faits reprochés : « C’est vrai, je l’ai insulté, bousculé et lui ai craché une fois dessus. C’est vrai que je l’ai poussé, mais pas pour être violente ! Je tiens à m’excuser… Après, je ne sais pas pourquoi il est venu. J’ai des problèmes de colère, et lui m’a carrément rabaissée. Il m’a clairement humiliée devant la personne qui m’a menacée de mort ! » La prévenue évoque aussi un différend récent avec le maire, suite à un problème qu’elle a eu avec une ATSEM au sujet de sa fille. Présent à l’audience, le maire de Lasbordes a expliqué qu’il n’était pas arrivé à la calmer après lui avoir demandé de le faire : « Elle est arrivée comme une furie en disant des noms d’oiseaux. Puis je me suis retourné et elle m’a craché dessus. À un moment, elle m’a même touché le menton avec la main. Et à partir de là, je lui ai dit que je ne voulais plus parler avec elle. Elle a continué à m’insulter, et je me suis mis à l’écart pour laisser la gendarmerie gérer la situation. »

Le parquet a fait le choix d’apporter une réponse publique à ce dossier.

De la personnalité de Romane, on apprend qu’elle est maman de deux enfants en bas âge et qu’elle perçoit le RSA. A son casier judiciaire figure trois condamnations, dont celle d’avril dernier qui lui vaut l’état de récidive. Elle était sous le coup d’un sursis probatoire lors des faits. Au ministère public, la substitute du procureur Lisa Kratz a indiqué que le parquet avait « fait le choix d’apporter une réponse publique à ce dossier, car il est avant tout un élu public garant de la sécurité dans sa commune. Il a agi dans un rôle de pacificateur pour arrêter ce conflit. Elle avait la volonté de le blesser et de l’outrager ». La peine d’un an de prison sous la forme d’une détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE) a ainsi été requise avec des obligations et des interdictions à respecter. À la défense Me Emilie Boyer (barreau de Carcassonne) a plaidé pour que le tribunal « ramène ce dossier aux proportions qu’il a ! Il n’a même pas senti quand elle l’a touché ». Outre sa condamnation, elle devra verser 600 € au maire de Lasbordes au titre des dommages et intérêts.

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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