
Un homme de 41 ans s’est retrouvé devant le tribunal correctionnel de Foix pour avoir violenté un homme dont il a dit qu’il a insulté sa femme dans la rue à Pamiers.
« Il a vu la violence comme unique réponse à son problème », assène Benoît de Saintignon, le substitut du procureur, face à Lionel* qui se tient coi dans le box des prévenus du tribunal de Foix. C’est en effet pour des faits de violence que le quadragénaire, originaire du Havre mais vivant à Pamiers, comparaît devant la cour fuxéenne. Le 9 août, il est arrêté par la police appaméenne sur la place de la République, après avoir assené des coups à Jean*, qui sort de l’altercation avec le nez et l’arcade en sang et la chemise déchirée.
Mais, explique Lionel lors de l’audience, c’est parce que Jean avait insulté sa compagne quelques jours auparavant et avait recommencé ce jour-là : « Je lui ai mis une tarte, mais il me l’a rendue, on le voit sur la vidéoprotection », avance-t-il. Cela n’empêche pas le petit homme au visage émacié mangé par une longue barbe d’assumer les faits qui lui sont reprochés. Toutefois, lui fait remarquer le substitut du procureur, « pourquoi être allé au contact ce jour-là ? Il y avait plein de bancs sur la place sur lesquels vous auriez pu vous asseoir, mais vous avez choisi celui où était déjà la victime. » « C’est vrai, mais on s’assoit toujours là avec ma femme », se défend Lionel de sa voix forte et claire.
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Si le prévenu avance ses démarches pour trouver un emploi et sa situation familiale, lui qui est aidant pour sa mère gravement malade, la cour apprécie moins les 5 condamnations qu’il a récoltées au cours des ans, dont plusieurs pour violences. « Vous avez aussi un problème avec la consommation d’alcool », constate la présidente Pascale Marfaing. « Oui mais j’aimerais m’en sortir, je voudrais faire une cure », plaide le prévenu.
« Pas des faits isolés »
Le substitut du procureur note lui aussi les « bonnes choses » de Lionel, comme la reconnaissance de son problème avec la boisson ou ses efforts pour la recherche d’emploi, mais se montre inquiet quant aux risques de récidive : « Ce ne sont pas des faits isolés, avance le procureur, listant les condamnations de 2019, 2022 et 2023. Et c’est dommage qu’il faille que vous vous retrouviez devant un tribunal pour reconnaître vos problèmes. »
Par conséquent, le substitut requiert 12 mois de prison pour Lionel, avec maintien en détention, un quantum que Maître Chapelat s’échine à faire baisser. Les éléments d’insertion de Lionel sont tangibles, rappelant elle aussi son statut d’aidant, son adresse fixe et son assiduité à trouver un travail. « On pourrait envisager un sursis probatoire avec des soins renforcés pour l’alcool, car on se rend bien compte que ce n’est que quand il est alcoolisé qu’il passe à l’acte », suggère l’avocate.
« Je vous donne ma parole que vous ne me verrez plus devant un tribunal, jure Lionel d’un ton suppliant. Soyez clémentes, s’il vous plaît. » Les juges seront en effet moins sévères que requis par le procureur : elles condamnent Lionel à 8 mois de prison, dont 4 sous surveillance électronique et 4 de sursis probatoire, ainsi qu’à une obligation de soins et de travail.
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