Une anifestation contre le chantier de l’autoroute A 69 entre Castres et Toulouse, à Puylaurens, dans le Tarn, le 8 juin 2024. CHRISTIAN BELLAVIA/SIPA
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L’enquête ouverte par le parquet de Castres à la suite d’un incendie déclenché sur un campement d’opposants à l’A69 dans le Tarn a été « élargie à des faits de violences en réunion », a affirmé ce vendredi 16 août la procureure de la République.
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Selon les opposants, l’incendie avait été allumé dans la nuit de lundi à mardi par trois agresseurs sur leur campement installé sur un terrain privé à Saïx (Tarn).
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Une enquête avait été ouverte « pour des faits de dégradation par incendie », avait expliqué mercredi la procureure de la République de Castres, Elodie Buguel.
De l’essence « projetée » dans la directon d’une victime
« Les deux personnes identifiées comme victimes ont été entendues par la brigade de recherches de Castres. En conséquence, l’enquête a été élargie à des faits de violences en réunion, outre les dégradations par incendie déjà visées », a souligné vendredi Elodie Buguel.
« L’utilisation d’une arme n’a pas été confirmée avec certitude, la victime concernée n’étant pas en mesure d’indiquer si l’agresseur principal était porteur d’un couteau », a-t-elle précisé.
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Enfin, indique encore la responsable du parquet, la seconde victime a souligné que de l’essence avait été « projetée dans sa direction afin de la tenir à distance », même si, selon les dires de cette dernière, elle n’en a reçu que quelques gouttes.
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Des engins de chantiers incendiés
Alors que nombre d’élus locaux et régionaux soutiennent, au nom du désenclavement d’une partie du Tarn, la construction de l’A69 entre Castres et Toulouse, des écologistes et des scientifiques dénoncent la destruction de zones humides, de terres agricoles, d’arbres, d’écosystèmes et de nappes phréatiques.
La construction du segment autoroutier de 53 km est entourée depuis plusieurs mois de tensions et d’incidents.
Des engins de chantier ont notamment été incendiés et des affrontements ont opposé à l’occasion de grands rassemblements anti-A69 des opposants aux forces de l’ordre.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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